Venant d'achever un pavé indigeste, "Le Corps du crime", de Francis Aylies, je ne peux m'empêcher d'être affligé que cet auteur est prêtre de l'Eglise catholique, curé si j'ai bien compris d'une paroisse à Bordeaux.
En effet il passe son temps à cracher sur la Tradition de l'Eglise, son héros, le cool et sympa Stefano, prêtre progressiste de Gênes et héros et héraut de tous les incroyants que compte le livre, étant le prototype de ces curés qui ont coulé l'Eglise. A l'opposé, l'atroce père Ambrogio, prêtre "traditionaliste", est atroce, de par son fanatisme et ses malversations (blanchiment d'argent, arrangements avec la mafia). N'ayant jamais droit à la parole, sauf au début où il débite dans un plaisir malsain un sermon doloriste et odieux, il est censé représenter tout le mal qui rongerait l'Eglise.
Le plus simple serait, pour vous donner une idée de cet écrit, que je vous cite certains passages, démentiels, dans la bouche des gentils. Mais je n'ai pas le temps pour le moment.
En tout cas, mon Francis (puisque le bon père Stefano se fait bien sûr tutoyer, je me permets de te tutoyer), je t'en supplie, après ce livre, dans lequel tu résumes tout ce à quoi tu as cru, car tu sembles être généreux, reviens à la vraie foi de l'Eglise, celle qui tire l'homme vers le haut, et non pas le conforte dans ses mauvais choix de vie : à la femme adultère, le Christ a-t-il dit "va, et continue à faire ce pour quoi ces hypocrites voulaient te lapider !" ? Je te laisse répondre, car tu connais bien l'Evangile, du moins les passages qui t'arrangent...
Je prierai bien pour toi |