Je vous rejoins, cher JP. Car, malheureusement, ce sont les portes ouvertes par Nostra Aetate et Unitatis Redintegratio qui laissent place à un certain indifférentisme institutionnalisé. Comment les âmes se rendraient-elles compte que l'anglicanisme est mauvais lorsque le pape participe à un office où prend la parole une femme soit-disant ordonnée ? On finit par croire que Mgr Nourrichard a des circonstances atténuantes. Les gens, derrière leur télévision, feraient la part des choses. Faisons donc un sondage, c'est le contraire qui se révélerait.
Il paraît évident que lorsqu'on assiste à un événement (un mariage par exemple, une remise de décoration, un hommage), on cautionne l'événement lorsqu'on est présent et, a fortiori, lorsqu'on en est le principal invité. Les papes ont pourtant toujours été très vigilants face à ces mélanges. Pourtant, depuis quarante ans, les prescriptions de Mortalium Animos (1928) à l'égard des autres religions ont volé en éclat. On ne comprend même plus que l'exemple des prélats puisse avoir un impact sur les fidèles. De même qu'on a supprimé le serment antimoderniste, comme s'il était devenu inutile alors qu'il était en réalité devenu gênant.
Le catholicisme se trouve vraiment dans une nuit obscure où le relativisme a gangréné tous les esprits. La crise ne réside pas dans tel détail liturgique mais bien dans cette fausse liberté religieuse de laquelle tout dépend : la nécessité de sauver les âmes, la sauvegarde de l'unicité par l'Eglise. Que faudra-t-il attendre ? Que les diocèses soient réduits à un ou deux prêtres pour qu'une prise de conscience s'opère ? S'il faut l'attendre, nous l'attendrons. C'est finalement l'exemple de Marie qui prime : Elle qui aurait pu croire que tout était fini au soir du Vendredi Saint, elle n'a pas éteint son espérance.
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