Cher Jean-Paul PARFU,
Si nous regardons dans l'immédiat et de manière superficielle, je suis tout à fait d'accord avec vous que la situation semble plutôt désespérée sur le vieux continent. Ce ne devrait pas être demain que les nations afflueront vers Lui, ni que le Christ aura soumis à son pouvoir toutes les créatures.
Mais, mais d'autre part, regardons, si vous le voulez bien, comme les choses avancent. C'est à dose homéopathique, je vous le concède volontiers, les obstacles ne cessent de freiner la restauration, je suis bien placé pour le savoir, mais le bon Dieu peut nous surprendre à tout moment.
Avouez qu'il est surprenant que dans une société sécularisée comme la nôtre, christianophobe, post-chrétienne et tout ce qu'on veut, la voix du Christ se fasse encore entendre dans le cœur de tous ces jeunes qui donnent leur vie pour le sacerdoce. C'est quand même un mystère. A mes yeux, ils ont certainement plus de mérite que les séminaristes du 19ème siècle, car à ce moment, être prêtre c'était une promotion sociale. Nous en sommes loin ......
Quelle force le bon Dieu ne leur donne t-Il pas pour Le suivre en surmontant les hésitations, les doutes, les incertitudes. Avez-vous déjà fait l'expérience d'être seul sur le quai N°1 à destination de Paris, alors qu'il y a un monde fou sur le quai N°2 ? Vous vous demandez inévitablement si vous ne vous trompez pas,vous regardez sans cesse le panneau indicateur, et vous interpellez le chef de gare pour lui demander si vous ne faites pas erreur. Eh bien je crois que nos séminaristes doivent, un jour ou l'autre, se retrouver dans la même situation et c'est ici que je les encourage tous ! Vous êtes sur le bon quai et nous sommes avec vous !
Je ne sais pas si vous avez connu les années '70, c'était bien plus désespérant qu'aujourd'hui. A ce moment, on ne faisait que sombrer, on croyait même ne plus jamais voir l'amorce du retour. Je crois, que malgré les énormes sacrifices que nous devons consentir, il faut reconnaître qu'il y a des pousses à côté de l'arbre qui semble, lui, se dessécher encore et toujours.
Dans ce combat, je ne peux que dire MERCI à mes frères français dans la Foi ! Car c'est chez eux que j'ai trouvé la volonté et l'énergie pour reconstruite la cathédrale de la Foi catholique.
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