Propos de Table, de Martin Luther
Le docteur Martin Luther parlant une fois de la Bible ou de l'Écriture sainte avec Philippe Mélanchton, avec le docteur Juste Jonas et avec d'autres, dit qu'elle était comme une très-grande et vaste forêt où croissent toutes sortes d'arbres en très-grand nombre et où l'on pouvait cueillir du fruit en abondance; car l'on trouvait dans la Bible : consolation, instruction, édification,
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admonition et satisfaction ; et il ajouta qu'il n'y avait aucun arbre dans cette forêt qu'il n'eût secoué et dont il n'eût fait tomber un couple de fruits.
Le docteur Luther dit une fois que la Bible était la parole et le livre de Dieu, et que tout ce qui existe et ce qui est dans le monde est décrit dans le premier livre de Moïse sur la création. Un grand nombre de princes ont tenté de détruire et d'anéantir ce livre; le roi Alexandre le Grand, les souverains de l'Egypte et de Babylone, les monarques de la Perse, de la Grèce et de Rome, les empereurs Jules-César et Auguste ; mais ils n'ont pu accomplir leurs projets, elle Livre est demeuré triomphant et entier, tel qu'il avait été écrit. Qui est-ce qui le conserve, et qui est-ce qui l'a protégé contre de si rudes attaques? Personne sur la terre; mais c'est Dieu môme; et ce n'est pas sans un grand miracle que ce livre a été conservé, car le diable et le monde lui sont très-hostiles. Et je crois que le diable a détruit beaucoup de bons livres que possédait l'Église, tout comme il a tué et mis à mal un grand nombre de saints personnages à l'égard desquels nous sommes aujourd'hui dans l'ignorance; mais il a été forcé de laisser subsister la Bible. Le baptême, le sacrement de l'autel, du véritable corps et du sang de Jésus-Christ, et la prédication nous sont également restés pour nous défendre contre tant de tyrans et de persécuteurs. Homère, Virgile et semblables grands, beaux et utiles livres, sont des livres d'une grande antiquité, mais ils ne sont rien en comparaison de la Bible.
Le docteur Luther parla un jour des livres apocryphes de l'Écriture (1), et il dit: « L'auteur du livre de l’Ecclésiastique proche
1 Les protestants rejettent, sous le nom d'écrits apocryphes de l'ancien Testament, les livres et portions de livres ci-après, qui ne sont pas dans l'hébreu, qu'on ne trouve que dans les Septante et que l'Eglise romaine a admises . leur donnant la désignation de deutéro-canoniques : Tobie, Judith, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Barritch, les Machabbées, Esther depuis le ch. X, v. 4, jusqu'au ch. XVI, v. 24, Daniel, ch. III, v. 24 à 90, et ch. XIII et XIV.
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bien la loi, mais il n'est pas un prophète. Ce n'est pas l'ouvrage de Salomon, et les Proverbes aussi, qui portent le nom de ce monarque, ont été recueillis par d'autres. Quant au troisième livre, celui d’Esther, je le jette dans l'Elbe.
La suite
sur l'Abbaye Saint-Benoit
Castillances: Le mensonge n'est jamais pur, homogène, intègre. Le mensonge est mensonge parce qu'il mêle l'erreur à la vérité. La vérité est une lumière qui brille de façon stable, fixe, constante; la vérité ne clignote pas. Le mensonge, oui.
J'écris ce qui précède pour que certains ne trouvent pas "que là il a raison pourtant, etc..". Ça ne fonctionne pas comme ça. En matière de vraie foi, de religion divine, on a raison partout. Tout autre configuration s'appelle "erreur". Vérité et erreur ne cohabitent pas. La première excluant tout compromis avec la deuxième.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"