M. l'abbé.
1. votre mésaventure est arrivée à des prêtres en "pleine communion" à l'identique. "La" pastorale diocésaine, en de nombreux endroits, consiste à favoriser les équipes de laïcs pour "habituer" les fidèles restant à ne plus avoir recours au prêtre quand celui-ci sera devenu une rareté. Des prêtres retraités ou autres se sont vus rejetés de la même manière que vous, on m'a rapporté de nombreux cas.
2. vous n'avez jamais été excommunié, je pense que vous le savez et je reste pantois qu'un vicaire épiscopal ne le sache pas. Preuve s'il en est de l'inculture massive dans ce dossier de la F.S.S.P.X y compris parmi les responsables diocésains. Vous êtes sous le coup du qualificatif d'illicite ce qui est différent et emporte des effets canoniques dans des cas délimités mais pas, à ma connaissance, celui de célébrer une messe de Requiem, si l'autorisation vous avait été donnée.
3. L'important est peut-être que la messe a été célébrée devant un public sans doute restreint mais fervent, attaché au défunt, prévenant pour sa famille et en témoignage de foi.
Néanmoins ce type de fermeture mentale et pastorale, en total décalage avec les paroles du Saint-Père aux évêques de France à Lourdes en 2008 - vous auriez pu les citer à votre interlocuteur et peut-être les lui apprendre (?) -, nuit au bien des âmes ainsi qu'à la "pleine communion" à laquelle le vicaire épiscopal faisait référence.
Pour information à Meaux et ailleurs :
"Le culte liturgique est l'expression suprême de la vie sacerdotale et épiscopale, comme aussi de l'enseignement catéchétique. Votre charge de sanctification du peuple des fidèles, chers Frères, est indispensable à la croissance de l'Église. J'ai été amené à préciser, dans le Motu proprio Summorum Pontificum, les conditions d'exercice de cette charge, en ce qui concerne la possibilité d'utiliser aussi bien le missel du bienheureux Jean XXIII (1962) que celui du Pape Paul VI (1970). Des fruits de ces nouvelles dispositions ont déjà vu le jour, et j’espère que l'indispensable pacification des esprits est, grâce à Dieu, en train de se faire. Je mesure les difficultés qui sont les vôtres, mais je ne doute pas que vous puissiez parvenir, en temps raisonnable, à des solutions satisfaisantes pour tous, afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n'est de trop dans l'Église. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté. Dieu qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun nous confie cette mission de Pasteurs, en faisant de nous les Bergers de ses brebis. Nous ne pouvons que Lui rendre grâce de l'honneur et de la confiance qu'Il nous fait. Efforçons-nous donc toujours d'être des serviteurs de l'unité !"
(Benoît XVI, message aux évêques de France 14 septembre 2008)
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