"La faible progression de l'Église catholique n'est liée qu'à l'émigration, et n'est pas corrélée à la baisse des communautés ecclésiales prétendument réformées." (Tarcisius)
Émigration de catholiques allemands ? depuis 1950 ?
Je peux me tromper mais il me semble que la R.F.A. n'est plus un pays d'émigration, l'Allemagne l'était au XIXe.
La corrélation pour le pourcentage est, à mon sens, évidente : les chiffres bruts montrent un effondrement pour les Communautés protestantes ; cet écroulement n'est d'ailleurs pas nié par les protestants allemands et lesdites Communautés ont même programmé leur déclin : il y a un plan officiel de fermeture des églises, 50% auront disparu d'ici 15-20 ans voire moins.
Je tique un peu sur le choix de 1950 comme référence car en 1949, il y a la R.D.A. qui était au départ une zone très protestante et s'est fortement déchristianisée. Le chiffre inclut-il les Allemands de l'Est en 1950 ? Les Églises protestantes restèrent unies malgré la séparation pendant de nombreuses années.
Il serait plus pertinent de prendre la date de la réunification fin 1990 donc partir de 1991 ; la réunification avait rendu les protestants à nouveau majoritaires, mais légèrement, dans la nouvelle R.F.A. alors qu'ils l'étaient bien plus fortement avant la partition de 1949.
Le 22 février 2001, en même temps qu'il le créait cardinal, Jean-Paul II avait remis au cardinal Lehmann une lettre d'un grand réalisme sur la décadence avancée du catholicisme allemand.
La radiation du Kirchensteuer touche plus les protestants que les catholiques mais elle est aussi à l'oeuvre côté catholique. La presse en a beaucoup parlé en 2009 pendant la campagne anti-papale dont l'Allemagne fut l'épicentre. La quasi stagnation des chiffres catholiques entre 1950 et 2009, alors que la population s'est accrue, le montre.
Ajoutons que l'effondrement/l'érosion statistique est un phénomène général là où s'installe le libéralisme théologique que ce soit en protestantisme ou en catholicisme. Ce facteur n'est pas unique, évidemment, mais il est trop présent pour être nié. |