Il s'agit de la loi Debré évidemment et de la culture tout court.
Honte sur moi ! où avais je la tête ?
cela dit sur le fond je ne crois pas que les auteurs de la loi de 1959 aient souhaité la fin de l'enseignement catholique : il suffit de voir la forte protestation des laïcs (une pétition avait recueilli 11 millions de signature contre le projet de loi) pour voir que le but recherché était bien de sauvé l'école libre.
Je crois que l'abbé Houard résume bien les problèmes.
Je puis constater au hasard de mes rencontres ou des expériences faites par des amis ou de la famille qu'on note deux phénomènes déplorables
--> parmi les enseignants (et parfois les directeurs) une sorte de cabale unissant cathos de gauche et athées de gauche pour imposer au nom de l'"enfouissemnt" une déconfessionalisation de fait
--> parmi les parents athées une croissante impudeur consistant à choisir en toute connaissance de cause un établissement catholique pour ensuite s'y incruster et faire prévaloir des opinions anticatholiques (surtout en matière de moeurs) - c'est une attitude paradoxale et incompréhensible : si j'avais été contraint par exemple de mettre mes enfants dans une école juive je n'aurais jamais eu l'idée de contester que la cantine y fût cachère !
Les directeurs ne se rendent pas compte qu'ils surfent sur la vague générée par la ruine de l'école publique - mais ils devraient prendre garde car leurs propes établissements pourrissent souvent de l'intérieur. |