Premièrement, il doit s’agir d’une messe catholique. Un culte non catholique (hérétique comme chez les protestants ou schismatique comme chez les ortho doxes) n’est pas permis. Une messe moderne, qui déshonore Dieu et favorise la perte de la foi, n’est pas non plus permise : ce serait une absurdité de vouloir honorer Dieu au moyen d’un culte qui l’offense par sa saveur protestante et qui a fait perdre la foi à des millions de catholiques !! Dans le même ordre d’idée, il ne conviendrait pas d’assister à des messes, même catholiques, où la prédication serait habituellement entachée par les erreurs de Vatican II, ou même simplement, où l’on aurait oublié que l’Eglise sur terre est militante et se doit, entre autres, de combattre les erreurs. Pour qu’on ne se trompe pas sur le sens de ces mots, il ne convient pas de sanctifier habituellement le dimanche par des messes « Ecclesia Dei adflicta » ou « Motu proprio ». Les prêtres qui les célèbrent ont habituellement une doctrine peu sûre et, en tous cas, ont dû renoncer à la pleine liberté de combattre les erreurs modernes pour obtenir leur reconnaissance.
Bien sûr, par exception, et dans les cas où il n’y aurait pas d’autres solutions (par exemple en voyage, et il n’y aurait que cette messe possible), cela serait permis. Mais cela doit rester exceptionnel. D’ailleurs, en France, l’impossibilité d’avoir une messe pleinement catholique est toute relative : consultez l’ordo ! De plus, le plus souvent, les évêques ne donnent de permission que là où il y a déjà une présence de la Tradition.
(Le Sainte Anne, n° 195)