Parmi les objets consacrés, les plus courants sont les calices et les patènes, les pierres d'autel, les églises.
Ciboires, ostensoirs et lunules, chasubles, chapelles etc. sont simplement bénis.
La consécration d'un objet veut dire qu'on l'affecte entièrement à Dieu, qu'on le retire de l'usage profane. On ne peut le faire que d'un objet qui vous appartient totalement et que vous cédez à Dieu. Par exemple la dédicace ou consécration faite de l'église Saint-Eugène à Paris par le Cardinal Lustiger est pleinement nulle et non avenue, invalide : le bâtiment confisqué lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905 appartient à la ville de Paris et non à l'Eglise : il est insensé de consacrer à Dieu quelque chose qui ne vous appartient pas. On ne consacrait traditionnellement une église que lorsque tous les emprunts étaient remboursés. Hélas même les archevêques ne savent plus ce qu'ils font.
Si un objet consacré fait l'objet d'une transaction entre deux catholiques (c'est à dire pas une vente publique) l'objet garde sa consécration, et on ne paye pas réellement l'objet mais sa valeur monétaire. C'est un petit peu tiré par les cheveux mais bon.
Si un objet consacré est mis en vente publique, celui qui le fait commet une exsécration. L'objet perd immédiatement sa consécration et devient impropre au culte, jusqu'à être de nouveau consacré (je parle des règles traditionnelles). Avant que JVJ ne fasse une remarque, on connaît nombre de saints qui ont vendu les vases sacrés pour soulager les pauvres, mais on ne raisonne pas sur des exceptions.
Un objet consacré ne peut être touché que par des clercs ou ceux qui en ont la garde par exception (sacristains, propriétaires de chapelles). Un prêtre peut également déléguer exceptionnellement cette autorisation s'il y a nécessité. En principe cette autorisation ne vaut que pour préparer la messe et n'autorise pas un cérémoniaire laïque à apporter le calice à l'offertoire, il doit y être dès le début de la messe. Le cas est différent pour un sous-diacre laïque car ça fait partie de la fonction.
Un objet seulement béni comme le ciboire peut être touché par tous, sauf s'il contient les saintes espèces. Il en va de même bien évidemment pour l'ostensoir et la lunule.
Dans le cas d'une vente publique (e-bay, puces, vente aux enchères, antiquaires, brocantes) les calices ont perdu leur consécration du fait de la vente donc tout le monde peut acheter. Et si l'on fait par la suite consacrer ces objets, le fait d'en être propriétaire autorise à les toucher (heureusement !).
Et dans des cas de danger (incendie, risque de profanation etc.) tout laïque se doit de protéger vases sacrés, saintes espèces etc. et la règle interdisant de les toucher tombe d'elle même. Si aucun prêtre n'est présent, on ne doit pas hésiter à ouvrir le tabernacle, emporter ou mieux consommer les saintes espèces même si l'on n'est pas en état de grâce. C'est une question de bon sens.
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