On a eu une bien mauvaise surprise en ouvrant le dernier bulletin de la paroisse du Sacré Coeur à Copenhague où est célébrée, depuis 2008, la messe traditionelle. En fait, deux. Il faut comprendre alors que M l'abbé X célébrait depuis 2003 la messe dans une chapelle d'école (avec permission de l'évêque, Mgr Kozon) et qu'après le Motu Proprio il a lui même insisté pour que la messe soit dite en sa paroisse (où il est vicaire). La paroisse a d'abord refusé, puis après une intervention de Mgr Kozon, a décidé unilateralement que la messe ne sera célébrée que deux dimanches par mois, à 18h (40 fidèles ont pourtant demandé la célébration hebdomadaire, en se référant au motu proprio).
Voici ce qu'il faut savoir pour comprendre ledit message du bulletin paroissial (traduit littéralement en francais):
Ces messes ont eu lieu deux fois par mois dans notre église depuis quelques années. Il a toujours été prévu qu'il devrait y avoir une évaluation. La raison de cette messe soit célébrée en l'église du Sacré Coeur était que c'était M. l'abbé X qui était en charge de la célébration. Cela a maintenant changé, comme M. l'abbé X a initialement limitée sa participation à une fois par mois et maintenant l'a complètement arrêté. La raison a donc disparu. De plus, on a affaire à une charge relativement importante de l'église qui n'est pas non plus très idéale, surtout avec le nombre relativement faible de participants le plus fréquemment impliqués. Le conseil de l'église a donc, dans toute tranquillité, exprimé ces vuesdans une lettre à l'évêque, qui jadis entra en action.
Cela fait plus directement:
Ces messes que nous n'aimons pas sont dites deux fois par mois dans NOTRE église où ces sales tradis n'ont rien à faire. On a toujours attendu le moment de les remettre à la porte. La seule raison qu'on les a admis était les caprices de M. l'abbé X qui les a soutenu. Maintenant il a changé d'avis, en s'impliquant de moins en moins pour laisser la charge à des confréres d'autres paroisses, déjà surchargés pour remplacer des prêtres suspendus. Donc, plus raison de les laisser l'usage du bâtiment. Ces tradis, bien qu'il prennent en charge toute l'organisation de leur cérémonies et qu'on n'a jamais trouvé d'inconveniant à leur reprocher, nous embêtent, et vu l'heure qu'on leur a accordé il n'arrivent pas à remplir l'église au point où on aura une vraie scandale à les jeter dehors. C'est donc ce que le saint conseil a proposé à Mgr Kozon par une petition insistante, où on l'accuse de s'être injustement melé à nos affaires.
On ne savait même pas la décision de M l'abbé X de ne plus célébrer... et pourtant, d'autres prendront la relève, le cas échéant des prêtres venant d'Allemagne (comme de nombreuses fois avant, par la soin des fidèles). Le plus navrant c'est la manque de charité de ce "conseil", et sa manque de respect vis à vis de la volonté du Saint Père, les deux ouvertement exprimées...
Pourquoi je vous laisse ce témoignage? Eh bien, c'est bientôt le 14 septembre. L'exemple de cette paroisse et bien d'autres montrent que la cohabitation de la Tradition et du Moderne est bien difficile et qu'il faut des mesures précises pour garantir le droit des fidèles à vivre la Tradition. Donc, avis surtout au PCED: sans de telles mesures, le Motu Proprio deviendra lettre morte dans bien de lieux, surtout là où l'Eglise est le plus en difficulté.
Et aux liseurs: de grâce, une petite prière pour les Diasporas où on a 5h de route entre les lieux de messe...
Bénigne |