D'accord sur le fond.
Mais que voulez-vous... Je ne supporte plus ces rapprochements tous azimuts de n'importe quelle banale et anodine opération de police, si bénigne soit-elle, avec les horribles actes de barbarie du nazisme.
Le hasard a fait que je lisais dernièrement le magnifique album illustré paru sur Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix (aux éditions du Cerf) et que d'un autre côté, fortuitement j'ai eu la surprise de découvrir que la petite fille de ce célèbre tableau de Renoir "Bleu et rose" - celle en bleu, Elisabeth Cahen d'Anvers, comtesse de Forcheville, était morte à Auschwitz, à soixante-dix ans.
(Pour l'anecdote, ce tableau-là)
Je songeais à quel point tout ceci inspire de tristes pensées, et c'est à peu près en même temps que des gauchistes aux prélats d'ici et d'ailleurs, l'actualité étant ce qu'elle est, on a trouvé opportun d'établir des rapprochements qui, derrière leur pseudo-humanisme plein de bonnes intentions, ont peut-être quelque chose de plus indécent et d'inadmissible que le négationnisme.
Et ça me révolte.
Quant aux Roms, je suis à l'aise sur la question. J'en ai un petit qui traîne en bas de chez moi qui s'appelle Ianut (Jean) et avec qui j'ai souvent de grandes conversations. Parce que, moi, il se trouve que je les aime bien, parce que derrière les petites rapines qu'on peut toujours leur reprocher, ils sont sans malice, sans revendications et sans arrogance ; et
eux incarnent par excellence le genre d'immigration qui ne me dérange pas. Et que, comme vous le soulignez, ils sont européens, et chrétiens. Et que certes j'échangerais, dans la catégorie "chance pour la France", nombre pour nombre, tous les Roms de Roumanie et de Bulgarie contre... hein, je me comprends.