Bonsoir de bonsoir,
J'ai été une des personnes qui ont sollicité l'application du Motu Proprio dans une paroisse du diocèse de Nantes.
Les démarches ont démarré en fin 2007. Sollicité, notre curé nous a renvoyés vers le Vicaire Général, l'abbé Moutel, en charge du traitement du dossier au niveau du diocèse par délégation de Mgr Soubrier, l'évêque d'alors.
Nous ne savons pas quelle était l'étendue du mandat du Vicaire.
Ce qui est sûr, c'est que l'abbé Moutel ne nous a pas tendu une oreille très favorable. Poli, courtois, certes, mais sur le fond, la dernière offre de sa part consistait en une à deux messes par mois (célébrée par un prêtre diocésain). On avait même l'impression de rétropédaler, au motif du manque de prêtres (diocésains s'entend). Proposition inacceptable, donc inacceptée.
Las de voir les échanges trainer en longeur pour rien, nous en étions au point, mi 2009, de nous épancher dans la presse et/ou d'en référer à la nonciature et à la commission romaine Ecclesia Dei.
Bientôt, nous nous ravisâmes : l'évêque était sur le point de prendre sa retraite (après une heureuse décision toujours inexpliquée par rapport à sa personnalité, à sa sensibilité et aux options disons philosophiques que lui prêtent certains : l'augmentation du nombre de prêtres de la FSSP) et nous décidâmes de tenter notre chance avec son successeur. Bien nous en prit, d'autant que le curé du lieu décèda subitement à la même période et fut remplacé par un jeune curé plus favorable à notre sensibilité.
Les négociations reprirent, avec lui cette fois, fin 2009. En moins de trois mois, elles aboutirent de façon satisfaisante. Le communiqué d'annonce fut signé du Vicaire général Moutel ... Impensable en ces termes quelques mois plus tôt. La faute à qui ? Au précédent curé qui lui avait fait part de ses réticences ? A l'évêque Soubrier ? A lui-même ?
Il est possible que comme dans beaucoup d'endroits, nous lui ayons fait peur, faute de nous connaître autrement que par préjugés interposés.
Sa personnalité reste un mystère. Aux catholiques de sensibilité traditionnelle des Côtes-d'Armor, je dis : ne le rejetez pas hic et nunc, donnez-lui sa chance, aidez-le à évoluer, montrez-vous à lui dans votre jus. Priez pour lui !
Le résultat ? Je n'en sais rien ! Sauf pour la prière !
Sigis. |