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Le consternant désarroi de nos pasteurs Imprimer
Auteur : Jean-Baptiste Dinan
Sujet : Le consternant désarroi de nos pasteurs
Date : 2010-08-25 15:10:01

Dans le concert des réprobations visant les expulsions des Roms, des voix d’évêques se font entendent, sans risquer de s’attirer les foudres de l’opinion dominante. L’un, attribuant à l’évangile des paroles de la Genèse, se fait accusateur, et interpelle: «Qu’as-tu fait de ton frère?», oubliant qu’il n’avait pas soutenu la marche pour la vie, à l’occasion de laquelle il aurait pu poser sa question avec beaucoup plus de pertinence.
Bien qu’apparemment il n’y ait pas de rapport avec ces propos, ils me font penser à un entretien qui s’est déroulé entre un journaliste italien et Monseigneur Demetrio Fernandez, évêque de Cordoue, refusant de partager l’usage de sa cathédrale avec les musulmans; ceux-ci la réclament au motif qu’elle fut une mosquée pendant 450 ans, avant d’être transformée en église, puis en cathédrale. (Reconquête n° 269 – Juin 2010). Un passage de cet entretien traduit le désarroi de nos pasteurs…
«L’Islam avance et les évêques me semblent impréparés. Moi aussi, dans la ville de Cordoue, j’essaie de résister comme je peux. D’opposer une résistance, une digue, mais ce n’est pas facile. Souvent, je repense à la question que Benoît XVI a posée aux évêques espagnols (je venais d’être nommé évêque de Tarragone) en 2005, lorsque nous avons été reçus au Vatican au cours d’une audience ad limina: “Que pensez-vous faire avec les musulmans?” Personne ne pouvait répondre. J’ai dit: “Nous ne savons pas.” Et encore aujourd’hui, malheureusement, de nombreux évêques disent: “Nous ne savons pas.”
Il est consternant de lire de tels propos sortant de la bouche de défenseurs de la foi! Saint Paul se serait écrié: «Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Évangile!» On a l’impression que, dans l’Église Catholique, on a cessé de croire au surnaturel ("Le Politiquement correct", page 220, Georges DILLINGER).
Déconcertant désarroi! parce que le Ciel lui-même nous a indiqué le moyen de faire face à pareille situation. Le 13 juillet 1917, la Reine de la paix s’adressait en ces termes aux trois pastoureaux: «Je veux que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire…, parce qu’Elle seule pourra vous secourir…»
Au fil des années des groupes de prière se sont mis en place pour obéir à cette injonction; ils ont certainement, en bien des cas, favorisé l’action divine dans le combat spirituel dont nous parle saint Paul (Éphésiens 5/12). Mais ces initiatives sont restées insuffisantes, l’autorité de l’Église n’y ayant pas été engagée. Maintenant que la situation du monde est celle que nous connaissons, nous sommes mieux à même de saisir l’association qu’il convient de faire entre Fatima (nom de la plus jeune fille de Mahomet) et Notre-Dame du Rosaire (vocable qui rappelle les grandes heures de la Chrétienté).
Retenons cette réflexion du Père Joseph de Sainte-Marie (O.C.D.), extraite d’une conférence qu’il prononça, le 12 octobre 1981, pour l’ouverture du Pèlerinage de l’Association Saint-Benoît, Patron de l’Europe (Brochure de l’A.F.S. 2ème supplément au n° 40).
«Vous voyez donc l’importance vitale, l’importance cruciale de cet appel de Fatima. C’est là l’essentiel de ma réflexion. Car tout ce que je dirai par ailleurs…, toutes ces considérations ne seront que des arguments pour soutenir, pour fonder une décision de la Hiérarchie. Et d’abord pour aider à comprendre que là, dans l’accomplissement de cette volonté divine manifestée à Fatima, et là, seulement, est le salut du monde, que tout le reste, comme dit saint Jean de la Croix, est "battre les buissons", c’est-à-dire travailler en vain et perdre son temps. Tout ce que l’on tentera de faire en dehors de la réponse aux demandes de la Vierge Marie pour établir la paix dans le monde sera vain et n’aboutira qu’à l’échec. Car si Dieu a dit sa volonté, ce n’est pas aux hommes de chercher d’autres chemins
Le Pape, le 13 mai dernier, dans son homélie prononcée au cours de la messe célébrée lors de son pèlerinage à Fatima, a déclaré: «Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait». C’est une phrase qu’il est, peut-être, permis d’interpréter comme une évolution de sa pensée, lorsque, cardinal Ratzinger, il donnait un commentaire théologique de ce qu’on a appelé "le troisième secret de Fatima". Il disait, alors: «Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent désormais au passé». Beaucoup en avaient conclu: «Fatima, c’est terminé
Certes, ainsi qu’on le dit, une hirondelle ne fait pas le printemps, cependant l’avertissement prophétique du Pape ne serait-il pas une faible lueur dans l’épaisse nuit où est plongé le message de Fatima? une petite flamme peut provoquer un gigantesque incendie. Alors? prions! prions avec François et Jacinthe, avec sœur Lucie qui les a rejoints! intercédons auprès de Notre-Dame du Rosaire! Qu’elle apporte une puissante assistance au Saint-Père entre les seules mains duquel est déposée cette mission prophétique de Fatima.


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 Le consternant désarroi de nos pasteurs, de Jean-Baptiste Dinan [2010-08-25 15:10:01]