A mon sens, il n'y a pas lieu de prendre mal ces commentaires qui, loin d'être des attaques sont des conseils afin que vous puissiez reconquérir un lectorat que vous avez perdu. Je ne vois pas d'appel au désabonnement de Présent, mais plutôt un appel à confirmer une ancienne amitié. Oui, les gens que vous avez perdus ne lisent plus de journal, ou plutôt se contentent de leur bulletin paroissial. Ils ne sont pas partis s'abonner à L'Humanité. Vous avez besoin du soutien de la Fraternité et nous avons besoin d'un quotidien proche de nos idées.
Je me sens particulièrement visé. Pour moi, Présent, c'est le journal quotidien de feux mes grands-parents. Des neuf enfants qu'ils ont récemment laissés, pas un n'a eu l'idée de poursuivre l'abonnement, malgré la communion d'idée et alors qu'ils le lisaient chez leur mère. Il ne s'agit absolument pas de trouver là l'organe de la Fraternité. A vrai dire, la place est déjà prise, il y a déjà Fideliter. Mais il faut comprendre que la déception de l'abbé Lorans n'est peut-être pas isolée et qu'une telle réaction n'est pas forcément celle d'une poignée de cols civils agités.
Bon courage pour votre travail,
Ennemond
|