Un prêtre de grande valeur – mais qui le savait peut-être un peu trop – écrivit un jour à son évêque :
« Monseigneur, vous savez avec quel zèle j’ai toujours servi l’Église. D’abord comme aumônier des étudiants, puis comme professeur de théologie dogmatique à l’Université catholique, en même temps que comme prêtre auxiliaire à la cathédrale. Mon ministère de prêtre a toujours été couronné de succès comme vous l’avez vous-même publiquement souligné lors de mon jubilé sacerdotal d’argent.
Aussi ai-je l’honneur de vous faire savoir que je me tiens disponible pour de nouvelles fonctions et même que je ne refuserais pas l’épiscopat si l’Église estimait devoir m’y appeler.
En vous assurant de mon entière disponibilité, je vous prie de croire, Monseigneur, à mon filial respect ».
Quelques jours plus tard, le prêtre reçut la réponse de son évêque :
« Monsieur l’Abbé, votre lettre m’est bien parvenue et je vous en remercie. Sachez toutefois que celui qui a la mitre dans la tête ne pourra pas l’avoir sur la tête ».
Cette histoire est peut-être authentique. |