La version 2007 est le meilleur cru de pélé depuis longtemps.
Quand j'ai vu, sur le site de l'organisation, le kilométrage (114 km) puis sur météo france, le temps prévu, je me suis dit que je n'arriverai jamais à faire avancer mon chapître jusqu'à Paris. Et bien, comme toujours, quand le Bon Dieu nous envoie une épreuve, il nous donne la force de la surmonter. Il nous permit déjà de rester secs le samedi tandis que nous nous éloignions doucement de Chartres, le coeur léger et plein d'entrain. La journée avançant laissait place à cette lassitude qui ouvre nos cerveaux à l'écoute des méditations. Le dimanche, si pluvieux, dans la forêt, fut un délice surtout quand les chaussures faisaient floc, floc... voir l'abbé de Cacqueray courir droit dans les flaques de boue pour aller de chapître en chapître donner ses méditations, en remontant la colonne restera gravé dans ma mémoire.
Une arrivée sur le bivouac à 21 h 30, sous la pluie, c'est chouette, pas besoin de passer au lavabo. Et pareil le matin à 5 h 30, pour plier les tentes et ranger les sacs, que d'eau, que d'eau.
Je garderai l'image d'un de mes scouts, épuisé, finissant pieds nus le pélé car il ne supportait plus ses rangers. Je suis chaque année fascinné par ce courage extraordinaire des pèlerins. Cela rendrait la foi à n'importe quel incroyant.
Bravo à tous les pèlerins pour leur courage (dans les deux sens), courage ad dei majorem gloriam |