Il n'y a pas à préférer quoi que ce soit :
AV -  2003-10-08 10:20:31

Il n'y a pas à préférer quoi que ce soit :

"Souffrez que je préfère de loin plus de cinq siècles de fidèlité dans les condamnations fermes et définitives de papes diverses que les travaux même intéressants d'universitaires......... " La première condamnation de la franc-maçonnerie par un Pape date de 1738 : ça ne fait pas cinq siècles, mais moins de trois (plus précisément, cela fait 265 ans). Pour pouvoir être fidèle à des textes du Magistère, encore faut-il ne pas les interpréter de travers ; pour les interpréter correctement, les travaux d'un dominicain, spécialiste de la question (qui renvoie en bibliographie à d'autres spécialistes, dont des catholiques, clercs comme Georges Cottier - récemment nommé cardinal -, José Antonio Ferrer-Benimeli, Michel Riquet, ou laïcs comme Paul Pistre et Emile Poulat, par exemple), de divers universitaires (dont Pierre-Yves Beaurepaire, Luc Nefontaine, Emile Poulat, Pierre Chevallier... ) et d'autres auteurs reconnus (comme Roger Dachez), sont plus qu'utiles ou intéressants : précieux. La franc-maçonnerie est un sujet difficile et méconnu de la plupart des catholiques, qu'ils soient laïcs ou clercs. Il est préférable de se tourner vers des spécialistes reconnus pour pouvoir interpréter correctement les textes du Magistère, d'autant plus que le dicastère le plus compétent pour interpréter le droit canon, le Conseil Pontifical pour l'Interprétation des Textes Législatifs, ne s'est pas prononcé. En faisant cela, je m'efforce d'agir avec prudence et discernement, en appliquant les règles herméneutiques les plus classiques et les plus reconnues, comme l'Eglise nous le recommande, aussi bien pour les textes émanant du Magistère que des Pères et des Docteurs de l'Eglise que pour les Saintes-Ecritures : une lecture fondamentaliste de quelque texte que ce soit n'est pas une lecture catholique, de l'avis constant des plus hautes autorités de l'Eglise. Je m'efforce d'être tout aussi respectueux et aussi fidèle à la doctrine de l'Eglise que possible, et j'essaie, comme l'Eglise me le recommande, d'utiliser le mieux possible mon intelligence pour cela. Je ne vois pas en quoi le fait de s'appuyer sur des commentateurs dont la compétence est reconnue, et sur des travaux historiques de grande qualité, serait opposable à la fidélité au Magistère. Par ailleurs, si c'est ça qui vous intéresse, je rappelle que je ne suis pas franc-maçon et que je n'ai nullement l'intention de le devenir : tous les gens qui me connaissent pourraient confirmer ce fait. Vous savez, les franc-maçons ne s'y trompent pas : quand il m'est arrivé d'en rencontrer, ils se sont tout de suite rendu compte que je ne suis pas des leurs.