Thomas - 2005-03-02 20:07:45
D'accord
Mais ça ne suffit pas.
Sortons du contexte de « la crise ».
Un fidèle a un problème avec un prêtre. Que fait-il ? Il prend à témoin tous les autres fidèles, ou il s'adresse à la hiérarchie du prêtre ?
Admettons qu'il ait pris à témoins d'autres fidèles. Si les autres fidèles demandent des explications à la hiérarchie du prêtre, que doit répondre cette hiérarchie ? Doit-elle répondre ce qu'elle aurait répondu au fidèle en question ? Ou doit-elle dire que le problème concerne seulement le fidèle qui a eu le motif de se plaindre ?
Bref, il me semble naturel que ce problème soit traité « localement » entre le fidèle, le prêtre, et la hiérarchie du prêtre.
En tout cas, je ne concluerais pas, à partir de la réponse de la PL que la hiérarchie cherche à couvrir le prêtre fautif. Rien ne prouve que ce dernier n'ait pas reçu un blâme ou quelque chose de similaire pour son attitude.
De plus, le refus du prêtre n'ayant pas été public, rien ne prouve déjà qu'il soit fautif. C'est le contexte de la crise qui a fait jugé au fidèle que l'attitude du prêtre devait être publiée. C'est sans doute parce qu'il n'avait pas confiance en la hiérarchie qu'il a jugé devoir signaler cette attitude. Mais ce n'est pas, je trouve, la meilleure attitude à adopter.
Débattre sur des faits publics me semble juste voire utile. Introduire dans le débat des faits privés, c'est le polluer.
Thomas