scruter ... avec scrupules!
Scrutator -  2004-11-29 16:36:37

scruter ... avec scrupules!

Cher Eti Lène (premier des alcènes et des explosifs, terminator de "carbure"...mais aussi lumière des pauvres sans EDF), salut! Scruter est ma déformation professionnelle (ingénieur civil et non Clerc théologien, effectivement plus "canonesque que canonique" comme vous dites). J'entre donc, dans ce Forum, pour déceler (si possible objectivement) les inexactitudes et les illogismes, non pour "pinailler" mais pour séparer clairement ce qui nous est commun (catholique) de ce qui nous divise ( bien voir "où est l'erreur", laissant au Seigneur le soin de détruire l'ivraie, des fois que quelques bons grains s'y trouvent encore). Bien entendu le juridisme m'est étranger, qu'il soit laïc ou à fortiori clérical. Comme généralement on le brandit pour rendre la Justice, je me garderai bien de me hasarder sur ce terrain et de lancer des anathèmes sur qui que ce soit. Par contre, si l'on profère quelque chose et son contraire, ou bien que la partie est plus grande que le tout, alors je rappelle que nous avons tous (Clercs et Laïcs) l'obligation de cohérence, en plus de celle évidemment de Vérité. J'avoue que je n'ai pas compris grand chose à vos reproches, qui mériteraient d'être formulés en termes plus simples, voir familiers. Les miens n'étant pourtant pourtant pas très compliqués: Vous connaissez l'histoire de la Compagnie de Jésus, celle de ses supérieurs Généraux (souvent fort saints, jamais évêques), aujourd'hui choyés par le Pape, hier persécutés. Vous ne la confondez pas, et pour cause, avec celle de l'Église, dont elle est cependant une institution. Puisque les nominations et les missions de chaque Jésuite sont décidés par le Général de l'Ordre (sans plaintes ni murmures... du moins audibles), pourquoi voulez vous qu'il en soit autrement pour un prêtre de la FSSPX? D'une part. D'autre part, si les supérieurs doivent la Justice à leur subordonnés, ceux ci leur doivent l'obéissance. Où est le problème? Car enfin, si les subordonnés subordonnent leur obéissance à leurs sentiments (de justice ou d'injustice), ils admettent le "libre examen" contraire à la notion de hiérarchie. Tout ne se vaut pas, et le doute doit profiter aux "supérieurs". C'est simple comme la Discipline militaire. L'objection de conscience ne se pose que lorsqu'il y a hiatus entre l'Armée et la Nation. Le soldat demande alors à la Nation de le relever de ses obligations militaires. Toute bêtise proférée a vocation à être relevée. Amicalement Scrutator