C'était déjà le cas au temps de Blaise Pascal :
AV - 2003-09-19 11:57:14
C'était déjà le cas au temps de Blaise Pascal :
"Il n'a pas dit qu'il fallait renoncer aux techniques, mais qu'avec les possibilités qu'offrent les techniques modernes, le monde vit dans un univers virtuel en place du monde réel. Il me semble effectivement que c'est bien le cas."
Oui MAIS... c'était déjà très bien décrit par Blaise Pascal, à une époque où toutes ces techniques n'existaient pas : c'est exactement ce que décrit cet auteur quand il parle du "divertissement". Les techniques modernes, très séduisantes, augmentent considérablement la tentation du divertissement (au sens pascalien) et beaucoup s'y laissent prendre, mais il existe des usages de ces techniques qui ne sont pas du "divertissement" et qui, au lieu de détourner de Dieu et de nos frères, de nos devoirs d'Etat, de nous pousser au mal, nous donnent des moyens supplémentaires de faire le bien (par exemple, un usage intelligent du Forum Catholique, sur internet ???). De même, au temps de Pascal, les livres pouvaient entraîner au divertissement (abus des romans des précieuses, par exemple) ou entraîner à la piété (comme les écrits de l'Ecole française de spiritualité).
La modernité technique (je ne parle pas ici de la modernité idéologique) n'a jamais été combattue par l'Eglise : Pie IX était très favorable à l'éclairage au gaz et aux chemins de fer ! Pourtant les chemins de fer faisaient peur, et n'avaient pas que des avantages (aujourd'hui non plus, d'ailleurs ; mais on n'y pense plus car cette problématique s'est déplacée sur d'autres nouveautés techniques). De même, l'Eglise catholique a très tôt été enthousiasmée par les possibilités qu'offre le cinéma pour l'évangélisation (ce que le film de Mel Gibson sur la Passion devrait nous confirmer) ; pourtant nous connaissons tous les usages pervers, malheureusement très répandus, du cinéma.
Ce qui est effrayant, c'est que nos moyens croissent toujours plus vite que notre moralité ; mais grâce à Dieu, le meilleur peut être fait avec la technique la plus affolante : nous correspondons en ce moment-même grâce à des électrons fournis par des centrales nucléaires, issues du même savoir qui a engendré les bombes atomiques. C'est la même chose pour la quasi-totalité des techniques, qu'elles soient "modernes" ou non.