Athanasios D. - 2011-03-07 11:09:40
Pour ma part...
Il faut éviter d'attaquer de front, bonne volonté ou pas. Quelqu'un dans l'erreur doit malgré tout faire un certain effort d'humilité pour l'admettre et rectifier le tir.
Je l'ai fait une fois, avec textes à l'appui. Tout ce que j'y ai gagné, c'est d'être étiqueté et soupçonné à la moindre critique.
Cela m'a servi de leçon pour la suite. Je m'explique...
Là où je vais, la seule chose qui me chiffonnait (avec la prière universelle trop horizontale à mon goût), c'est qu'on n'y disait jamais le confiteor. Cela faisait 6 ou 7 ans que j'étais là.
Un ami s'en était un peu inquiété et avait demandé à un des prêtres pourquoi on ne le disait pas. On lui a répondu très naturellement et de bonne foi que ce n'était pas obligatoire en raison du Kyrie (ce qui est un peu absurde, soit dit en passant) et qu'ils avaient appris à célébrer comme ça sur ce point.
Quelques temps plus tard, un nouveau prêtre était de passage et j'avais sympathisé avec lui. Comme il ne connaissait pas mon "étiquette", j'en ai profité pour attaquer le problème du confiteor d'une autre manière. Je lui ai demandé pourquoi on ne disait pas le confiteor. Il m'a dit la même chose que l'autre prêtre à mon ami. Je lui ai répondu que c'était quand même surprenant et dommage de ne pas réciter plus souvent (hum !) cette prière. Je lui ai donc demandé si on pouvait regarder dans le missel dans quel cas on devait la dire. Et là, il s'est rendu compte devant moi, sans que j'intervienne, que c'était une obligation (excepté en cas d'aspersion).
Dès la semaine suivante, nous avons eu droit au confiteor. Et cela s'est maintenu ainsi jusqu'à aujourd'hui.
La majorité des abus ne sont pas commis par malice (il ne manquerait plus que ça !), mais souvent par ignorance et mauvaise formation.
Ath