Effectivement.
Kerlo -  2004-09-09 23:57:47

Effectivement.

"Qui n'a pas connu l'ancien régime n'a pas connu la douceur de vivre" a écrit le problématique Talleyrand (mort saintement munis de tous les sacrements, comme quoi rien n'est jamais perdu et Dieu peut tout). Qu'il était beau ce temps où, à la place des uniformes 78, chacun venait avec ses habits d'apparat (lesquels renvoyait dans leur facture, leurs couleurs, leur couvre-chef, etc. à la profession exercée par le chef de famille ou à la communauté particulière à laquelle l'on appartenait, etc.). Ces habits n'en étaient pas moins personnalisés : l'usage de bandes colorées, de boutons, de fouragères, etc. renvoyaient au rang occupé dans la dite communauté, au nombre d'enfants que l'on avaient, etc. Il est vrai qu'en ce temps, rares étaient les métiers méprisés ; je veux dire que les usuriers n'accédaient point à la sainte communion quand aujourd'hui ils sont devant toute les scènes et leur "métier" scandaleusement surestimé... Le Breton que je suis (et je connais de Provencaux qui ne me démentiraient point) se réjouit d'ailleurs d'observer le regain des habits locaux qui se réalise de nouveau en essayant de maintenir, voire d'actualiser cet antique usage partique et tout simplement beau. Il est encore loin le temps où la symbolique du vêtement reviendra ravir notre goût, mais ne désespérons pas. Pour revenir au propos qui suscite tant d'ardeur, c'est l'esprit qui doit présider et non la lettre. Si la lettre n'est pas sue, quelle qu'en soit la raison, il est toujours possible de dire les choses avec charité. Nous sommes au Seigneur, et nous devons nous présenter à lui avec élégance. - Oui bien sûr il n'est pas convenable de stigmatiser le "non-78". - Oui aussi, si l'alter-Christus est vêtu avec splendeur, il est normal que "ses" enfants le soient avec dignité. - Oui surtout, c'est notre âme qui doit être splendide, ornée de toutes les grâces, chaleureuse et recueillie.