Aigle - 2010-12-15 08:01:29
"communion"
Je crois qu'il faut considérer que la "communion" (et sa symétrie : l'excommunication")a un sens et uen pratique diféfrente de ce qu'on voyait avant 1965. L'excommunication n'est plus aujourd'hui une peine prononcée par l'autorité légitime suite à des fautes établies.
Depuis Vatican II, la vision de Rome et des évêques serait plutût de considérer qu'un fidèle (même clerc) reste toujours membre de l'Eglise quoiqu'il fasse sauf à s'exclure de lui-même par certains actes bien précis - par exemple ordonner un évêque sans mandat pontifical - et qui n'appellent aucune discussion tant ils sont manifestement contraire à la loi de l'Eglise.
D'ailleurs nul à Rome n'avait pensé à excommunier Mgr Lefebvre avant 1988 (alors que les motifs doctrinaux existaient).
Cette conception de la "communion" est certainement très tolérante et à ce titre un peu surprenante. Mais voyez les crimes sexuels commis par des prêtres : là aussi la tolérance a été de mise pendant longtemps.
Il est clair que le souci de l'Unité doctrinale est maintenant moins important pour Rome que l'unité apparente ("de façade").