L’obligation de célébrer seulement selon le rite nouveau était par le fait même une interdiction du rite ancien. Cette interdiction résultait (notamment) des ordonnances de l’épiscopat français du 12 novembre 1969 et du 14 novembre 1974 ; de la lettre du cardinal Villot, secrétaire d’Etat, du 11 octobre 1975 ; du discours consistorial de Paul VI, le 24 mai 1976.
L'interdiction était de fait, cher Anton : pas plus tard que dimanche dernier, j'avais le témoignage d'un prêtre, vicaire d'une grande paroisse parisienne en 1969, dont le curé fut célèbre par la carrière qu'il eut par la suite. Ce dit curé contraignit formaliter et materialiter ses vicaires à célébrer le novus ordo missae, en les assistant physiquement et en les obligeant physiquement à supprimer certains gestes (les signes de croix nombreux dans l'ancien ordo missae entre autres). Ce prêtre m'expliquait qu'il n'avait jamais pu vraiment se remettre de ces attitudes dictatoriales... J'ai eu, moi-même, l'occasion de le constater dans ma propre famille ayant deux grands-oncles prêtres dont un curé de campagne : ce sont des faits qu'on n'oublie pas, mais cela ne nous empêche en aucun cas aujourd'hui d'avancer, de remercier Benoit XVI quotidiennement pour le 777 et pour tout ce qu'il permet aujourd'hui...Simplement, on sait que l'on doit ce changement à tous ces prêtres et fidèles qui se sont sacrifiés pendant 40 ans, à ces légions de fidèles qui ont fait des sacrifices énormissimes (c'est le cas dans ma famille) pour garder cette Foi et cette messe...