On peut discuter des mots,
XA - 2010-12-06 22:20:09
On peut discuter des mots,
il n'en reste pas moins que le Père Gilbert donne une image très ambiguë du prêtre qui pourrai être un affreux démagogue, prêt à donner à son interlocuteur ce qu'il attend à tel ou tel instant. N'importe quel éducateur, au premier rang un père ou une mère, sait qu'il y a beaucoup à perdre de son autorité à lâcher du lest, surtout sur des sujets aussi fondamentaux. On ne joue pas avec cela. Par volonté de plaire ou de ne pas déplaire, on va s'accorder une petite sortie plus que borderline, qui au final va faire s'effondrer toute sa réflexion. Si l'on peut plaisanter avec cela, si finalement tout est relatif, alors pourquoi le reste serait-il plus important ? Qu'est-ce qui justifierait que le reste du discours soit plus dogmatique ou inattaquable ?
En cela, oui, le Père Gilbert scie la branche sur laquelle il est assis. Plus grave, il fait de ses confrères dans le sacerdoce qui ne le suivront pas sur cette ligne de crête de futures victimes du politiquement correct. Ils devront à nouveau repartir au front pour promouvoir la chasteté ou autres face à des cerveaux qui auront été lavés par ce discours, pardonnez-moi, oui, parfaitement démagogue, et (puis-je le dire sans me faire lynche ?r) irresponsable.
Un prêtre se doit d'être exemplaire et de montrer la voie. S'il montre un tunnel à gauche lorsque l'autoroute se présente à droite, alors, me semble-t-il, son irresponsabilité fait de lui de facto un irresponsable.
On aime faire le distinguo entre l'acte et l'homme. Mais venant d'un prêtre, l'affaire me semble encore plus subtile.
Reste que j'aurais pu écrire "Propos lamentables du Père G. Gilbert". Admettons.
Sur le fond : cela change quoi ?
XA