Cher homo catholicensis
Theonas -  2010-11-26 15:26:49

Cher homo catholicensis

Arnaud se plaint sur son forum d'avoir été désactivé sur le forum catholique. Si c'est vraiment le cas c'est bien dommage. Il vous invite à venir débattre sur son forum, voici la réponse qu'il vous a faite: Cher Homo Catholicensis, Dans votre réponse, vous faites comme je le prévoyais. Vous attaquez le fondement dogmatique de cette démonstration. Et c'est juste. Merci de ne pas avoir, comme le font les autres sempiternellement, avoir attaqué Gaudium et Spes 22, 5 : Citation: "Nous devons tenir que Dieu proposera le salut à tout homme". Si je résume votre critique, voici : Pour vous, Dieu propose son salut à tout homme, en cette vie (je n'ai donc pas à dire qu'il ne le fait pas au gens morts païens). Il le propose aux non-croyants car leur raison peut aboutir toute seule à comprendre l'existence de Dieu. Et Dieu les jugera en fonction de leur conscience droite qui les sauvera. Est-ce bien cela ? J'espère que vous interviendrez pour rectifier si je vous caricature. En fait, vous attaquez ma proposition dogmatique 1 : Citation: Puisque cet amour de charité est nécessaire AVANT L'ENTREE DANS L'AUTRE MONDE et le jugement dernier, au point que celui qui arrive dans l'autre monde sans la grâce est aussitôt conduit en enfer. Que doit-on penser donc de vos deux objections ? Je les reprends : Citation: Homo Catholicensis a écrit: Dei Verbum : Le saint Concile reconnaît que « Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées » (cf. Rm 1, 20) ; mais il enseigne qu’on doit attribuer à la Révélation « le fait que les choses qui dans l’ordre divin ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine, peuvent aussi, dans la condition présente du genre humain, être connues de tous, facilement, avec une ferme certitude et sans aucun mélange d’erreur. Ce texte dit que l'homme, par sa propre raison, peut accéder à l'existence de Dieu à partir des choses crées. Et, s'il n'y arrive pas, la foi l'y aide. Ce texte définit donc un "préambule de la foi" que la raison peut découvrir : "Dieu existe, il a créé, il est éternel etc." Ce texte , vous le constatez, ne vise absolument pas la question de la justification. S'il visait la justification, on devrait affirmer qu'Aristote et Einstein, parce qu'ils devinrent déistes, eurent la grâce sanctifiante et méritèrent le salut. Or vous partagez comme moi, j'en suis sûr, la conviction que le salut est une vie surnaturelle donnée par Dieu à travers l'inhabitation du Saint Esprit. Il me semble donc que dire que ce passage montre que les hommes peuvent être sauvés par leur accès à Dieu par la raison est abusif. Par contre, je pense que cette droite raison est une bonne préparation au salut et qu'Aristote est au Ciel actuellement. VOTRE DEUXIEME OBJECTION : Et le catéchisme d'indiquer sur votre question (compendium CEC 171) : Citation: Citation: [...] tout salut vient du Christ par l’intermédiaire de l’Église, qui est son Corps. Ne peuvent donc pas être sauvés ceux qui, sachant l’Église fondée par le Christ et nécessaire au salut, ne veulent pas y entrer, ni y persévérer. D’autre part, grâce au Christ et à son Église, peuvent parvenir au salut éternel ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais recherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent de faire sa volonté, reconnue à travers ce que leur dicte leur conscience.) Ce second texte montre d'abord que celui qui sait que Jésus est le Christ et qui le méprise lucidement et volontairement, ne peut être sauvé. Aucun problème là dessus. C'est la définition du blasphème contre l'Esprit. La seconde partie, par contre, est plus intéressante car elle SEMBLE reprendre la thèse du Cardinal Charles Journet qui disait ceci : "Les hommes de bonne volonté qui agissent bien on la charité implicite et sont sauvés par elle". En fait, si je comprends bien votre objection, elle consiste à dire : "Ceux qui ont ignoré le Christ SONT SAUVES par leur conscience droite, qui est invisiblement en état de grâce". Vous et moi, comme l'Eglise, partageons, il faut le dire au préalable, que ces hommes droits seront sauvés. La question est : "Qu'est ce qui les sauve ?" Vous dites : "Leur bonne conscience (que Dieu bénit)". Je réponds : "Leur bonne conscience ne les sauve pas EN ELLE-MÊME, mais elle les DISPOSE FAVORABLEMENT AU SALUT. C'est une nuance importante qui explique la conversation de Jésus avec Nicodème, homme droit s'il en faut : Jésus lui dit : Citation: "Nul ne peut vivre s'il ne renaît d'en haut, de l'eau et de l'Esprit". Si jamais la bonne volonté était ce qui donne le salut, jamais le Concile de Trente n'aurait dit que la foi elle-même ne suffit pas à sauver mais qu'elle PREPARE le salut et que le salut est dans une relation de charité avec Dieu. En conclusion, je défends donc devant vous ma base dogmatique : Pour être sauvé, tout homme doit aimer Dieu de charité (qui est un amour d'amitié réciproque et surnaturel entre Dieu et l'âme). Et saint Paul précise les conditions de cette charité : D'abord il faut croire en Jésus : Citation: Romains 10, 13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Romains 10, 14 Mais comment l'invoquer sans d'abord croire en lui? Et comment croire sans d'abord l'entendre? Et comment entendre sans prédicateur? Romains 10, 15 Et comment prêcher sans être d'abord envoyé? Et c'est tout à fait logique : Si le salut est semblable à une union réciproque conjugale (Ephésiens 5, 32), il est excellent d'être un homme droit et plein d'honneur (c'est votre objection 2. Je dis que c'est juste une disposition favorable). Mieux, il faut connaître l'existence de sa future femme (c'est votre objection 1), mais il faut en plus et surtout avoir confiance en elle (Luther disait que cela suffisait) et surtout s'aimer réciproquement en voulant se marier (c'est ce que le Concile de Trente définit en parlant de charité). Pour appuyer ma thèse sur une solide base dogmatique, Je vais même plus loin, reprenant le symbole Quicumque et la 6° session du Concile de Trente, je montre que POUR ÊTRE SAUVE, tout homme doit non seulement croire explicitement dans le mystère de l'Evangile, mais avoir confiance en Dieu, se repentir et SURTOUT, au dessus de tout (c'est cela seul qui constitue sa justification et qui le sauve) il doit aimer Dieu explicitement dans cette amour fondé sur la grâce sanctifiante qu'on appelle la CHARITE.