Matthieu 25, 34 Alors le Roi dira à ceux de droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Matthieu 25, 35 Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, Matthieu 25, 36 nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.
CEPENDANT ATTENTION : cette liberté de faire un bien NATUREL ne sauve pas en elle-même. Le Concile de Trente le précise : "La bonne volonté est dite sauver en ce sens qu'elle PREPARE le salut". A Nicodème, Jésus montre qu'il faut NAÎTRE D'EN HAUT par une vie deau et d'Esprit. C'est le mystère du repentir et de la charité. Et, dans ce domaine SURNATUREL, l'homme ne peut rien faire de lui-même. C'est Dieu qui doit venir le chercher. et, Affirme Vatican II, Nous devons tenir que Dieu viendra chercher TOUT HOMME.Là encore vous tronquez le sens du texte. Le texte parle des justes, donc de ceux qui sont sauvés. Et il dit justement qu'ils n'ont pas vu malgré leur désir. Cela rejoint tout simplement la phrase de Notre Seigneur à St Thomas : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jean 20,19-31)
Les justes de l'Ancien Testament ne sont pas les saints du nouveau Testament. Leur justice ne suffit pas à sauver mais elle suffit à PREPARER leur coeur au salut que leur apportera le Christ. Jean Baptiste lui-même, qui est le plus grand homme et prophète de l'Ancien Testament, est, dit Jésus, "plus petit que le plus petit dans le Royaume de Dieu (Luc 7, 28). c'est que, à cette époque, Jean Baptiste est juste (Loi de Moïse) mais pas encore SAINT (vivant de la vie surnaturelle de la grâce).