Le salut est proposé dans le passage de la mort, puis vient le jugement dernier
Arnaud Dumouch -  2010-11-24 07:24:35

Le salut est proposé dans le passage de la mort, puis vient le jugement dernier

Cher Theonas VOUS DITES :

Ce qui est gênant dans toute la théologie d'Arnaud, c'est sa dimension désincarnée, puisque le choix ultime se fait non par l'homme réel, incarné avec tous ses attributs sensibles, mais par une sorte d'ectoplasme en transit vers la mort. Ce qui est fort troublant c'est que cette désincarnation du salut a besoin de s'adosser à une réduction de la Miséricorde divine dans des catégories temporelles et sensibles. Je m'explique. Ce que je perçois du mystère et de la Miséricorde de Dieu est plus profond. La grâce reçue ou refusée se situe dans le temps mais elle est donnée hors du temps. Dieu étant hors du temps, il sait d'avance ce que nous ferons dans 3 jours, 10 ans, 40 ans, il sait d'avance si vous êtes damné ou sauvé, et pour autant nous sommes bel et bien libres.

Je vois que pour la première fois, vous avez fait un effort pour vous pencher sur le contenu concret. Bravo. Je vous répondrais que le Christ est vu, dans son corps de gloire, PAR LES SENS. La personne se trouve dans une pleine possession de ses moyens et le "Fomes peccati" est enlevé. Cela ne se passe pas APRES LA MORT, mais dans le passage de la mort. La grâce est donc proposé DANS LE TEMPS DE NOTRE VIE, et il y a même parfois retour par réanimation médicale.

Mais pour le faire il doit créer une catégorie imaginaire, un lieu, où des hommes à la sensibilité réduite,presque désincarnés, voit le Christ. On est dans le destruction totale du mystère, dans l'affadissement total de la miséricorde bref dans l'objectivation et cette objectivation-réification est idolâtre, elle est le produit des peurs, projection de l'imagination orgueilleuse, de la sensibilité, bref de tout le contraire de ce qu'il prétend (lui qui prêche l'humilité, qui dit que c'est l'amour et par la crainte qui doivent guider la foi).

Ce passage entre ce monde et l'autre n'est pas si étranger que cela à l'approche philosophique. Mais cette étude des NDE est seconde. Elle ne peut fonder cette théologie. Elle ne peut que l’illustrer. Quant au "mystère", n'hésitez pas à y rester et à ne plus faire de recherche théologique. Vous vous sentirez beaucoup mieux si votre spiritualité a besoin de ne pas chercher à savoir !