A Avernis : Qu'est ce que la mort ? est-elle un instant ou un passage ?
Arnaud Dumouch -  2010-11-24 06:14:15

A Avernis : Qu'est ce que la mort ? est-elle un instant ou un passage ?

Cher Avernis, Vous dites :

car voyez-vous, pour émettre une hypothèse, on part d'une réalité que l'on constate ou d'un fait que l'on connait avec certitude pour tenter de l'expliquer. Hors quand un homme est vivant il est vivant. Quand un homme est mort il est mort. Point barre. Tant qu'il est vivant il peut faire son salut. A l'instant où il meurt il comparait devant son juge dont la sentence scelle l'éternité. L'éternité est heureuse ou bien elle est malheureuse. Point barre.

Vous touchez la au coeur du problème. Tout se situe là. Si comme dit saint Thomas d'Aquin, la mort est instantanée et qu'il ne s'y passe rien, alors vous avez raison. Mais si, la mort est un processus, un PASSAGE, alors cela change tout. Cependant, en balayant d'un trait de plume la seconde approche, vous faites simplement un choix car le Magistère ne définit qu'une chose :

"APRES LA MORT, tout homme trouvé sans la grâce est aussitôt conduit en enfer etc."

Dans l'Ecriture sainte, la mort (= l'Hadès, le shéol), est plutôt un passage et je ne vous ferai pas l'offence de vous citer la liste des Pères de l'Eglise qui interprète le livre de l'exode comme une image du passage entre ce monde et l'autre. Sainte Faustine a été citée 10 fois. Que pensez vous de Marthe Robin :

Marthe Robin insistait souvent sur cette « durée » du temps de la mort. Le père Maurice de Lesseps osb, moine de Fontgombault, rapporte le témoignage suivant (mai 2007, plesseps@netcourrier.com) : « Le neveu d’un de mes amis religieux (un confrère du Père André Rannou des Missions Etrangères de Paris), mourut dans un accident de la route dans des circonstances troubles, à la sortie d’une boite de nuit. Son oncle était fort inquiet pour son salut, et pensait qu’il était damné. Et voici le témoignage qu’il me rapporta. Il se rendit pour une retraite au foyer de charité de Châteauneuf de Galaure. Vers la fin de la semaine, on le prévint que Marthe voulait le rencontrer. Il se rendit donc dans sa chambre, mais avec une certaine défiance, étant naturellement prévenu contre le merveilleux. Or Marthe, qui était d’origine rurale, lui parla durant tout l’entretien de la nature, des travaux agricoles. Il voulut brusquer la fin de l’entretien et se leva pour prendre congé. Alors Marthe lui dit ceci : « Vous savez, Père, l’âme reçoit une grande lumière au moment de la mort. Et peu d’âmes disent non à Dieu, surtout parmi les jeunes. » Mon ami prêtre est sorti de la chambre assez bouleversé. »