L'étrange théorie de Luis G. Alonso Getinod concernant une prétendue illumination" a-t-elle pour autant été acceptée par l'Eglise ? Merci d'en fournir les preuves.
réponse : Non par encore justement ! Elle est d'abord sortie de L'index des livres prohibés en 1983. Elle est ensuite mise en forme par certains théologiens par exemple dans ce site : http://eschatologie.free.fr Enfin, Benoît XVI la présente sous une autre forme (l'apparition du Christ glorieux et la vision purificatrice de sa gloire) dans Spe Salvi 47. Mais lisez bien ce texte : Benoît XVI la présente comme une HYPOTHESE. Pas plus. N'allons pas trop vite en besogne. Il faudra d'abord s'affronter à la scolastique et à beaucoup de critiques. Ce débat en donne une idée. Mais ce qui est ESSENTIEL, c'est que vous regardiez cette hypothèse AVEC UN REGARD SYMPATIQUE et non pour chercher à la détruire a priori. Pour le moment, 80% des critiques que j'aui eu à répondre ne corresponsdait pas à cette hypothèse mais à des idées étonnantes qu'on s'en faisait, comme si elle niait l'en,fer, ou encourageait au péché ALORS Qu'ELLE INTEGRE TOUS LES DOGMES DE LA FOI.VOUS DITES : Par ailleurs vous affirmez avec aplomb que Ste Faustine confirme votre thèse.
Justement nous ! encore un malentendu ! Sainte Faustine parle juste d'une illumination par une grâce à l'heure de la mort. Elle confirme quelque chose d'APPROCHANT. Ma thèse dit autre chose (d'assez proche) : elle se fonde sur les 7 dogmes et prétend en déduire que, à l'heure de la mort, le Christ apparaît dans sa gloire, accompagné des saints et des anges. Elle dit qu'on le voit DE SES YEUX. Elle dit qu'on doit aussi être confronté à Lucifer. Mais c'est une autre question ... Rappel du texte de Benoît XVI :« 47. Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec le Christ est l'acte décisif du Jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec Lui qui, nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation certainement douloureuse, comme « par le feu. » Cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et avec cela totalement de Dieu. Ainsi se rend évidente aussi la compénétration de la justice et de la grâce: notre façon de vivre n'est pas insignifiante, mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour. En fin de compte, cette saleté a déjà été brûlée dans la Passion du Christ. Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ.[39] Le Jugement de Dieu est espérance, aussi bien parce qu'il est justice que parce qu'il est grâce. S'il était seulement grâce qui rend insignifiant tout ce qui est terrestre, Dieu resterait pour nous un débiteur de la réponse à la question concernant la justice – question décisive pour nous face à l'histoire et face à Dieu lui-même. S'il était pure justice, il pourrait être à la fin pour nous tous seulement un motif de peur. L'incarnation de Dieu dans le Christ a tellement lié l'une à l'autre – justice et grâce – que la justice est établie avec fermeté: nous attendons tous notre salut « dans la crainte de Dieu et en tremblant » (Ph 2, 12). Malgré cela, la grâce nous permet à tous d'espérer et d'aller pleins de confiance à la rencontre du Juge que nous connaissons comme notre « avocat » (parakletos) (cf. 1 Jn 2, 1). »