La volonté de salut de tous les hommes
Arnaud Dumouch -  2010-11-20 16:58:51

La volonté de salut de tous les hommes

Cher Meneau,

VOUS DITES : Mais comment Spe Salvi pourrait-il présenter comme une hypothèse quelque chose qui serait déjà un dogme énoncé selon vous à Vatican II. N'y a-t-il pas là un anachronisme ?

Vous avez juste mal lu. Le Concile Vatican II affirme avec un ton fort, solennel, que Dieu veut PROPOSER son salut à tous les hommes.

Vatican II: “Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (Gaudium et Spes n° 22, 5

Vous avez bien raison de dire que TOUT EST ACCOMPLI du côté du Christ (passion résuirrection etc.) Mais il reste à accomplir beaucoup du côté de l'homme car le but de cette rédemption est une ALLIANCE D'AMOUR et, pour qu'il y ait alliance, il faut que les homme, un à un, répondent "OUI" lucidement à la prioposition de Dieu et ce en cette vie. Pour cela, il faut que chacun ait entendu parler de ce salut et ait aimé Dieu en retour de charité. Or, dit saint Paul

"Comment l'aimer si on ne le connait pas ? (Romains 10, 13-15"

Et c'est donc cette façon que Dieu connaît, qu'on chercjhe. Pour vopus et moi, on pourrait dire que nous avons la foi et que nous essayons de l'aimer et que cela suffit. Mais pour les milliards qui n'ont pas eu cette chance, que penser ? Et c'est là où se situe l'hypothèse ... Et si Jésus lui-même venait nous appeler à sa vigne, UN A UN, entre ce monde et l'autre, à l'heure de la mort. Le pape Benoît XVI sait que c'est une hypothèse nouvelle. Il la présente juste, SANS SE PRONONCER COMME MAGISTÈRE. Il dit donc (Spe salvi 47) :

« 47. Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec le Christ est l'acte décisif du Jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec Lui qui, nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation certainement douloureuse, comme « par le feu. » Cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et avec cela totalement de Dieu. Ainsi se rend évidente aussi la compénétration de la justice et de la grâce: notre façon de vivre n'est pas insignifiante, mais notre saleté ne nous tache pas éternellement, si du moins nous sommes demeurés tendus vers le Christ, vers la vérité et vers l'amour. En fin de compte, cette saleté a déjà été brûlée dans la Passion du Christ. Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l'amour devient notre salut et notre joie. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ.[39] Le Jugement de Dieu est espérance, aussi bien parce qu'il est justice que parce qu'il est grâce. S'il était seulement grâce qui rend insignifiant tout ce qui est terrestre, Dieu resterait pour nous un débiteur de la réponse à la question concernant la justice – question décisive pour nous face à l'histoire et face à Dieu lui-même. S'il était pure justice, il pourrait être à la fin pour nous tous seulement un motif de peur. L'incarnation de Dieu dans le Christ a tellement lié l'une à l'autre – justice et grâce – que la justice est établie avec fermeté: nous attendons tous notre salut « dans la crainte de Dieu et en tremblant » (Ph 2, 12). Malgré cela, la grâce nous permet à tous d'espérer et d'aller pleins de confiance à la rencontre du Juge que nous connaissons comme notre « avocat » (parakletos) (cf. 1 Jn 2, 1). »

Si donc vous êtes intéressé pour approfondir cette hypothèse et vous en faire une idée; regardez cette page de vidéos et dites moi votre jugement final : 1° Sur l'eschatologie (L'heure de la mort, fin du monde, environ 22 heures de cours) : http://eschatologie.free.fr/fichiers/video.htm ou encore : Une retraite sur l'eschatologie (9 heures) : http://eschatologie.free.fr/fichiers/retraites.htm