En promouvant le fait qu'une âme, en état de péché mortel à l'heure de la Mort, peut se voir proposer le "Paradis" (immédiat ou après une période purgatoire). Cela contredit tout le magistère.
En 1959, le cardinal Ottaviani le crut pour soeur Faustine (la future Sainte faustine qui a été canonisée par Jean-Paul II) qui enseignait explicitement cela dans son petit Journal. Son Petit journal fut donc mise à l'Index des livres prohibés. Mais on s'aperçut en 1983 que Faustine était en fait en contradiction uniquement avec la synthèse Thomiste (pas avec la foi). En effet, le dogme (Benoît XII, Benedictus Deus, dit juste que "aussitôt APRES la mort, tout âme en état de péché mortel est aussitôt conduite en enfer". Or ce dogme ne définit pas le mot mort et ne dit pas s'il s'agit de l'arrêt du coeur, de la séparation de l'âme qui ne dure qu'un éclair (saint Thomas) ou (dans un sens plus Biblique) du passage AYANT UNE DUREE dans le désert, là où apparaît la colonne de lumière, entre l'Egypte (cette terre) et l'autre monde (la terre promise). Or sainte Faustine ne parle par d'un évènement qui se situerai "APRES LA MORT", mais A L'HEURE DE LA MORT, la mort ayant chez elle une certaine durée, étant un PASSAGE entre ce monde et l'autre. Je vous remets un des nombreux textes de sainte Faustine :« 1697. J’accompagne souvent les âmes agonisantes et je leur obtiens la confiance en la miséricorde divine. Je supplie Dieu de leur donner toute la grâce divine, qui est toujours victorieuse. La miséricorde divine atteint plus d’une fois le pécheur au dernier moment, d’une manière étrange et mystérieuse. A l’extérieur, nous croyons que tout est fini, mais il n’en est pas ainsi. L’âme éclairée par un puissant rayon de la grâce suprême, se tourne vers Dieu avec une telle puissance d’amour, qu’en un instant elle reçoit de Dieu le pardon de ses fautes et de leurs punitions. Elle ne nous donne à l’extérieur aucun signe de repentir ou de contrition, car elle ne réagit plus aux choses extérieures. Oh ! Que la miséricorde divine est insondable ! Mais horreur! il y a aussi des âmes, qui volontairement et consciemment, rejettent cette grâce et la dédaigne. C’est déjà le moment même de l’agonie. Mais Dieu, dans sa miséricorde, donne à l’âme dans son for intérieur ce moment de clarté. Et si l’âme le veut, elle a la possibilité de revenir à Dieu. Mais parfois, il y a des âmes d’une telle dureté de cœur qu’elles choisissent consciemment l’enfer. Elles font échouer non seulement toutes les prières que d’autres âmes dirigent vers Dieu à leur intention, mais même aussi les efforts divins. »