Le Magistère authentique est-il doté d'infaillibilité ?
Arnaud Dumouch -  2010-11-20 10:06:40

Le Magistère authentique est-il doté d'infaillibilité ?

Cher Scribe, Vous dites que ce passage de Vatican II :

"Gaudium et Spes 22, 5 : « Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal »

Vous comprendrez que pour ce qui est d'un travail de théologie, il n'importe qu'une chose : l'Eglise y engage-t-elle son infaillibilité? Et ma réponse est OUI, sans aucun doute. Je sais être contesté aussi bien par les théologiens "intégristes" (qui s'efforcent de montrer l'absence de dogme dans Vatican II), que par les théologiens "progressistes" (qui pensent que toute définition de foi est une atteinte à la liberté de pensée). Mais je choisis de me fier à Jean-Paul II qui fait figurer cette importante proposition dans son Catéchisme de l'Eglise Catholique" (n° 1260). En conséquence, je dirais juste que, pour ma part, à cause du serment de fidélité que j’ai prononcé dans le cadre de mon travail, j’adhère sans restriction et « avec une foi inébranlable » à la certitude que Dieu proposera son salut à tous puisque c’est enseigné par l’Eglise avec son magistère ordinaire et universel. RAPPEL : le serment de fidélité des théologiens est formulé de la façon suivante :

« Moi...avec une foi inébranlable, crois et professe tout ce qui est contenu dans le Symbole de la Foi, dans son ensemble ou séparément, à savoir : (Credo etc.) Avec une foi inébranlable, je crois aussi à tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l'Église pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par un magistère ordinaire et universel. J'embrasse aussi fermement et retiens pour vrai tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale et est proposé par cette même doctrine de façon définitive. Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l'intelligence, j'adhère aux doctrines énoncées par le Pontife Romain ou par le Collège des Évêques lorsqu'ils exercent le magistère authentique, même s'ils n'entendent pas les proclamer par un acte décisif. »