Vatican II: “Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (Gaudium et Spes n° 22, 5)
je ne partage pas du tout votre avis qui en fait une simple assertion. La condition canonique (le texte doit préciser qu'il est une définition définitive) que vous mettez me paraît très juste pour définir ce degré particulier de l'autorité tel que le décrit le Concile Vatican I. Mais l'infaillibilité va bien plus loin et s'étend au Magistère solennel et même au Magistère ordinaire; Le nouveau serment de fidélité des théologiens (Ad tuendam fidem, Jean-Paul II, 1998) le dit avec précision :Avec une foi inébranlable, je crois aussi à tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l'Église pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par un magistère ordinaire et universel.
Le Catéchisme de l'Eglise catholique 1260 reprend cette vérité et vous n'êtes pas sans savoir que le CEC est un document du Magistère ordinaire repris par le serment de fidélité plus haut. Je fais donc mienne sans restriction cette vérité dans ma foi et je crois fermement que Dieu propose son salut à tout homme par un moyen connu de lui. VOUS DITES :A quoi servent les sacrements ? aux idiots qui n'auront pas besoin de l'illumination finale ?
Encore une fois, LISEZ MA THESE. http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/sommes/5supplementneohomistefinsdernieres.htm On me prête des choses que je n'affirme pas. Le baptême est absolument nécessaire pour être sauvé. Mais sa forme sacramentelle, loin d'être un piège pour damner ceux qui ne l'auraient pas reçu, est plutîot une aide précieuse pour ceux qui le reçoivent. quant aux autres (les musulmans, les athées etc.) ils n'entrent pas au Ciel sans le baptême de l'Esprit Saint. Sauf que c'est le Christ lui-même, accompagné de l'Eglise céleste qui le leur propose en leur apparaissant à l'heure de la mort, alors que tout semble fini. Cela vous choque-t-il ? Comme dit Jésus :Matthieu 20, 15 n'ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît? Ou faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon?
VOUS DITES :aux idiots qui n'auront pas besoin de l'illumination finale ?
Les sacrements que nous avons la chance de recevoir ne visent pas à nous réserver le salut A L'EXCLUSION DES AUTRES (Jésus est CATHOLIQUE = UNIVERSEL). Mais ils sont des aides formidables pour nous donner le salut. Ils ne doivent pas nous transformer dans ces gens là dont parle une parabole :Matthieu 20, 6 Vers la onzième heure, il sortit encore, en trouva d'autres qui se tenaient là et leur dit : Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans travailler? -- Matthieu 20, 7 C'est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés ; Il leur dit : Allez, vous aussi, à la vigne. Matthieu 20, 8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et remets à chacun son salaire, en remontant des derniers aux premiers. Matthieu 20, 9 Ceux de la onzième heure vinrent donc et touchèrent un denier chacun. Matthieu 20, 10 Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu'ils allaient toucher davantage ; mais c'est un denier chacun qu'ils touchèrent, eux aussi. Matthieu 20, 11 Tout en le recevant, ils murmuraient contre le propriétaire : Matthieu 20, 12 Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le fardeau de la journée, avec sa chaleur. Matthieu 20, 13 Alors il répliqua en disant à l'un d'eux : Mon ami, je ne te lèse en rien : n'est-ce pas d'un denier que nous sommes convenus?
VOUS DITES :Allons plus loin : à quoi sert l'Eglise instituée par NSJC si chaque homme, y compris non-catholique, se voit proposer son salut nonobstant sa vie ?
L'Eglise et tous les moyens de salut donnés par le Christ, dont la confession, sont des moyens merveilleux du salut. Mais nous-mêmes, qui en profitons, avons besoin d'une apparition du Christ qui nous montre son Sacré-Coeur car, comme disait le Curé d'Ars, nous ne savons pas à quel point nous sommes pécheurs. Voilà pourquoi le pape Benoît XVI, commente :« Spe salvi 47. Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation certainement douloureuse, comme « par le feu. »
VOUS DITES :Ne détourneriez-vous pas, à la façon d'un avocat spécieux la doctrine du jugement particulier ?
Cette HYPOTHESE de la vision du Christ à l'heure de la mort est donc ce qui PROVOQUE ET FONDE le jugement particulier qui a lieu APRES LA MORT. L'âme égoïste, face au Christ et à son HUMILITE, loin de se convertir, éprouve du mépris pour lui et le déteste "de tout son coeur". Sainte Faustine commente :1697.Mais horreur! il y a aussi des âmes, qui volontairement et consciemment, rejettent cette grâce et la dédaigne. C’est déjà le moment même de l’agonie. Mais Dieu, dans sa miséricorde, donne à l’âme dans son for intérieur ce moment de clarté. Et si l’âme le veut, elle a la possibilité de revenir à Dieu. Mais parfois, il y a des âmes d’une telle dureté de cœur qu’elles choisissent consciemment l’enfer. Elles font échouer non seulement toutes les prières que d’autres âmes dirigent vers Dieu à leur intention, mais même aussi les efforts divins.
Les hommes bons vont vers le christ, même s'ils ne le connaissaient pas, selon cette parole de l'Evangile :Matthieu 25, 37 Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, Matthieu 25, 38 étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir, Matthieu 25, 39 malade ou prisonnier et de venir te voir? Matthieu 25, 40 Et le Roi leur fera cette réponse : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.
Le jugement particulier vient ratifier ce choix de l'âme qu'elle pose EN FONCTION DE CE Qu'ELLE S'EST FAITE DANS SA VIE. Voilà pourquoi jouer azvec le péché en disant : "Je me convertirai plus tard", est un risque terrible.