deux erreurs
abbé F.H. -  2010-11-19 13:49:13

deux erreurs

Première erreur: Le texte de GS que vous citez n'est en rien un dogme 'nouveau et manifeste' (je vous cite), il ne définit et n'apporte rien de nouveau à l'enseignement habituel du magistère qui est en résumé: Le salut du Christ est universel (proposé à tout homme) Il n'est pas universellement efficace (tout homme peut le refuser) Deuxième erreur:

Vatican II: “Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (Gaudium et Spes n° 22, 5)

Ce texte ne parle en rien du moment de la mort: il exprime simplement la théologie traditionnelle qui veut que d'une façon que Dieu seul connaît, un non catholique peut se voir guider par le Saint-Esprit durant sa vie terrestre afin de vivre droitement et justement devant Dieu, et donc dans un état de baptême de désir (Mystère Pascal), qu'il transformerait en baptême réel si le vrai message de la révélation du Christ parvenait jusqu'à lui. De plus, vous semblez l'oublier, le magistère, même de Benoît XVI, est clair sur le sujet: Compendium de l'Église catholique

207. Qu’est-ce que la vie éternelle? La vie éternelle est la vie qui commence aussitôt après la mort. Elle n’aura pas de fin. Elle sera précédée pour chacun par un jugement particulier prononcé par le Christ, juge des vivants et des morts, et elle sera scellée au jugement final. 208. Qu’est ce que le jugement particulier? C’est le jugement de rétribution immédiate que chacun, à partir de sa mort, reçoit de Dieu en son âme immortelle, en relation avec sa foi et ses œuvres. Cette rétribution consiste dans l’accession à la béatitude du ciel, aussitôt ou après une purification proportionnée, ou au contraire à la condamnation éternelle de l’enfer.

L'expression rétribution immédiate vient bien s'opposer, en conformité avec l'enseignement traditionnel, qu'il n'y a pas de séance de rattrapage. Enfin on pourrait rajouter une 3ème erreur: Aucune théologie ne peut se fonder sur des révélations privées, fussent elles celles d'une sainte. Tout simplement parce que jamais l'Église ne demandera un assentiment de foi aux fidèles sur le contenu de ces révélations. Quand un chrétien est canonisé, c'est sa vie qui l'est et l'Église nous demande de croire qu'il est dans la gloire: ce ne sont jamais ni les révélations privées de ce saint, ni même sa théologie personnelle qui sont canonisées. De plus si ces révélations privées viennent en contradiction avec l'enseignement constant de l'Église sur la matière, eh bien, à la poubelle (les "révélations", pas la sainte). Je vous rappelle que des docteurs de l'Église, canonisés, ont eu sur certains points définis par la suite, des positions contraires au magistère.