Du temps de la chrétienté, il n'y avait pas de royauté TERRESTRE de l'Eglise. Nous sommes d'accord, ce ne sont pas aux clercs de régner,
Si ! Il y a eu une royauté TERRESTRE de l'Eglise. l'Eglise tomba dans le piège jusqu'en 1870. Non seulement les papes devinrent des rois temporels d'un Etat grand comme la Bretragne, mais ils se permirent de dicter leur politique à des empereurs. Lorsque les Etats du Vatican, furent enlevés par Garibaldi, le pape voulut excommunier tous ses clients, malgré l'avis de saint Jean Bosco qui lui fit dire : "Très saint Père, cela vient de Dieu". Or vous constatez que depuis que la papauté a été délivrée de ce rôle politique, elle s'est mise à faire sa mission : la THEOLOGIE, le CULTE et la PASTORALE. VOUS DITES :Vous entretenez cependant la confusion entre royauté terrestre et ordonation du temporel au spirituel.
J'ai pu sembler le faire dans mon forum face à un débatteur qui voulait rétablir l'inquisition et justifiait l'exécution capitale par le pouvoir civil, des hérétiques. Sa position, admettez le, était si excessive qu'il était difficile de ne pas le contrer. En fait, si je refuse que le bras séculier soit ainsi instrumentalisé par la foi, j'accepte tout à fait que, dans nos vie et en politique, nos biens matériels soient au service de nos biens spirituels. VOUS DITES :ainsi ceux qui croient en Christ ne peuvent admettre une séparation de l’Eglise et de l’Etat, le prince chrétien doit accepter de se considérer comme vicaire,
Je partage votre avis sur le premier membre de phrase (il doit y avoir DISTINCTION ET CO-FECONDATION DE CES DEUX SPHÈRES)-, mais je refuse le second membre de phrase qui va trop loin. Faire du prince le vicaire de l'évêque est un déséquilibre dangereux. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.