nouvelle confusion: ordonnation temporel au spirituel- royauté terrestre de l'Eglise
Theonas -  2010-11-19 08:35:03

nouvelle confusion: ordonnation temporel au spirituel- royauté terrestre de l'Eglise

Cher Arnaud, Du temps de la chrétienté, il n'y avait pas de royauté TERRESTRE de l'Eglise. Nous sommes d'accord, ce ne sont pas aux clercs de régner, pas plus que ce ne sont aux clercs de vous prescrire une ordonnance lorsque vous êtes malade. Vous entretenez cependant la confusion entre royauté terrestre et ordonation du temporel au spirituel. Il est évident pour tout chrétien que l'Etat n'accomplit pleinement sa mission que lorsqu'il est chrétien, puisque toutes les grandeurs naturelles ne trouvent leur accomplissement qu'en Christ. C'est un devoir de charité, puisque de la conformité des lois de la cité aux prescriptions divines dépend le salut des âmes. Immortale Dei : « Comme donc la société civile a été établie pour l’utilité de tous, elle doit, en favorisant la prospérité publique, pourvoir au bien des citoyens de façon non seulement à ne mettre aucun obstacle, mais aussi à assurer toutes les facilités possibles à la poursuite et à l’acquisition de ce bien suprême et immuable auquel ils aspirent eux-mêmes. La première de toutes consiste à faire respecter la sainte et inviolable observance de la religion, dont les devoirs unissent l’homme à Dieu. » Les deux pouvoirs ne sont pas sur le même plan, l’un est supérieur à l’autre, la cité terrestre a des devoirs envers dieu ( Immortale dei), dans son ordre propre elle est soumise à l’universelle royauté temporelle du Christ ( Pie XI quas primas), car le Christ en tant qu’homme a reçu de Dieu « l’empire sur les oeuvres de ses mains » « tout a été mis sous ses pieds », c’est de lui que tous les pouvoirs tiennent leur autorité, la cité doit donc suivre sa loi et sa morale. L’Etat est bien souverain, mais son domaine est subordonné, de sorte que cette souveraineté n’est pas absolue. Il n’y a qu’une souveraineté universelle et absolue, celle du créateur et celle de l’Eglise est supérieure à celle de l’Etat. Ce qui est à César est à Dieu avant d’être à César. « tout pouvoir m’est donné dans les cieux et sur la terre » Mt 28,18), ainsi ceux qui croient en Christ ne peuvent admettre une séparation de l’Eglise et de l’Etat, le prince chrétien doit accepter de se considérer comme vicaire, la parole du "rendez à César" ôte sa divinité à César mais aussi son autocratie, il règne comme délégué et non de son propre chef