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Arnaud Dumouch -  2010-11-17 22:57:02

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Cher Theonas, Votre résumé de la partie "eschatologie générale" est assez bien fait. Bravo. Sauf que j'y sens en vous une douleur. Alors que, pour moi, l'annonce par l'Eglise que son chemin part maintenant vers celui du Christ et passe par Jérusalem pour y subir sa passion est une joie selon ce que dis Jésus :

"Lorsque vous verrez tout cela, réjouissez vous, relevez la tête, car votre rédemption est proche.

Pour la première fois, dans son CEC, l'Eglise annonce sa future passion / résurrection et rejette le millénarisme terrestre d'une royauté trop terrestre : CATÉCHISME de L’ÉGLISE CATHOLIQUE 1992, Jean-Paul II

L’Épreuve ultime de l’Église 675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22). 676 Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le " faux mysticisme " de cette " contrefaçon de la rédemption des humbles " ; GS 20-21). 677 L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 P 3, 12-13).

Cela ne veux cependant pas dire que tout dans son passé est faux et mal. Bien au contraire. Immense est la sainteté de nos ancêtres et leur travail d'évangélisation ! Sur ce point, vous exagérez mes dires. Je me contente des repentance de Jean-Paul II sur les erreurs du passé.