Moi aussi !
Meneau -  2010-10-31 23:11:14

Moi aussi !

Tout comme vous, je n'admet pas la souffrance infligée inutilement aux animaux. Par exemple l'abattage rituel sans étourdissement... Tout comme vous également, je suis absolument contre l'euthanasie. Par contre je comprends très bien comment dissocier les deux choses. Ce prêtre que vous applaudissez à deux mains, outre le fait qu'il écrit des "confessions" complétement vides de sens, recommande Linzey. Avec Linzey, on nage en pleine hérésie antispéciste. Alors oui, c'est clair, le livre "dérange" tout bon catholique, comme toute hérésie qui ne se déclare pas ouvertement heurte le sensus fidei du catholique. Nous confessons devant Dieu, créateur des animaux, et devant les hommes: Jusque là, il a tout bon Nous avons failli comme chrétiens parce que dans notre foi nous avons oublié les animaux Ah bon ? En quoi les avons-nous oubliés ? Y'en a plein la Genèse, des animaux ! Et dans ma crèche à Noël, il y a toujours un âne et un boeuf. Et dans mon assiette un chapon, une oie, ou une dinde. Non, je n'ai pas oublié les animaux. Mais à leur juste place. La création est soumise à l'homme. Comme théologiens nous n’étions pas prêts à affronter des tendances opposées à la vie dans les sciences naturelles et la philosophie avec la théologie de la création. Là c'est une explication de texte qu'il me faut. Ca veut dire quoi en français ? Nous avons trahi l’invitation de Jésus, à servir nos humbles frères plus petits, les animaux. Passage de l'Evangile où Jésus invite à servir les animaux ? Connais pas. Par contre, le CEC (2416) enseigne qu'on leur doit bienveillance... ce qui est complètement différent. Comme prêtres et pasteurs nous avions peur d’offrir aux animaux un espace dans nos églises et nos paroisses. L'animal n'étant pas doué d'une âme immortelle et raisonnable, je ne vois pas ce qu'il aurait à f...aire dans une église ? Ah si, pardon, les chiens d'aveugles, ok ok. Nous étions sourds en tant qu’institution Eglise aux soupirs des créatures maltraitées et exploitées Là ok, peut-être, admettons. Il y a des animaux maltraités, et un catholique ne devrait pas y rester insensible. Le projet de ce prêtre ne semble pourtant pas mauvais au départ : un lieu de vie réunissant , dans un cadre entouré d’une nature protégée, des enfants orphelins, des seniors délaissés, des animaux abandonnés. Mais les fondements théologiques de la chose, oulala ! Au secours ! Cordialement Meneau