l'avortement et l'engagement en politique... Déjà en 1974 !
jejomau - 2010-10-18 11:19:38
l'avortement et l'engagement en politique... Déjà en 1974 !
La récente Marche pour la Vie n'attire pas les médias mais témoigne que de nombreux français s'engagent, conformément aux désirs du pape, dans la vie politique . On ne peut s'empêcher ici de relire un texte condamnant l'avortement et écrit en 1974 ! Ce texte condamne l'avortement au regard de la Tradition de l'Eglise et de la Foi, mais également l'avortement sur le simple plan de la raison .
En regard de la Loi et de la morale, le Saint-Siège demande aux chrétiens d'être "héroïques" et de s'engager en politique :
Arguments de ceux qui veulent l'avortement:..
- "Beaucoup de citoyens, en particulier les fidèles de l’Église catholique, condamnent l’avortement, beaucoup d’autres le tiennent pour licite au moins au titre du moindre mal ; pourquoi leur imposer de suivre une opinion qui n’est pas la leur, surtout dans un pays où ils seraient majoritaires ?...
- En outre "les lois qui condamnent l’avortement se révèlent difficiles à appliquer : le délit est devenu trop fréquent pour qu’on puisse sévir toujours, et les pouvoirs publics trouvent souvent plus sage de fermer les yeux....
- Enfin, "Il faut ajouter que l’avortement clandestin expose aux plus grands dangers pour leur fécondité future, mais aussi souvent pour leur vie, les femmes qui se résignent à y recourir...."
Objections de l'Eglise catholique :
.."Il est vrai que la loi civile ne peut vouloir recouvrir tout le domaine de la morale ou punir toutes les fautes .... Mais il faut cependant prendre garde à ce que peut représenter un changement de législation. Beaucoup prendront pour une autorisation ce qui n’est peut-être que le renoncement à punir.... Ce renoncement même paraît inclure à tout le moins que la législation ne considère plus l’avortement comme un crime contre la vie humaine, puisque l’homicide reste toujours gravement puni.
..."La loi n’est pas obligée de tout sanctionner mais elle ne peut aller contre une loi plus profonde et plus auguste que toute loi humaine, la loi naturelle inscrite dans l’homme par le Créateur comme une norme..."
L'Eglise catholique, dès lors qu'il apparait bien qu'on agit contre le Droit naturel "inscrit au coeur de l'homme", souligne bien que cette loi n'a aucune valeur :
..."La loi humaine peut renoncer à punir, mais elle ne peut déclarer innocent ce qui serait contraire au droit naturel, car cette opposition suffit à faire qu’une loi ne soit pas une loi..."
.."Un chrétien ne peut jamais se conformer à une loi en elle-même immorale ; et tel est le cas de celle qui admettrait en principe la licéité de l’avortement. Il ne peut ni participer à une campagne d’opinion en faveur d’une telle loi ni donner à celle-ci son suffrage. Il ne pourra pas davantage collaborer à son application. Il est par exemple inadmissible que des médecins ou des infirmières se trouvent mis dans l’obligation de concourir de façon prochaine à des avortements et doivent choisir entre la loi chrétienne et leur situation professionnelle.
Ce qui par contre appartient à la loi, c’est de poursuivre une réforme de la société, des conditions de vie dans tous les milieux, à commencer par les plus défavorisés, pour que soit toujours et partout rendu possible un accueil digne de l’homme à tout enfant venant en ce monde. Aide aux familles et aux mères célibataires, allocations assurées aux enfants, statuts pour les enfants naturels et organisation raisonnable de l’adoption : toute une politique positive est à promouvoir pour qu’il y ait toujours à l’avortement une alternative concrètement possible et honorable..."
..."Suivre sa conscience dans l’obéissance à la loi de Dieu n’est pas toujours la voie facile : cela peut imposer des sacrifices et des fardeaux dont on ne doit pas méconnaître le poids ; il faut parfois de l’héroïsme pour rester fidèle à ses exigences.... L’appréciation d’un chrétien ne peut pas se limiter à l’horizon de la vie en ce monde ; il sait qu’en la vie présente une autre se prépare, dont l’importance est telle que c’est d’après elle qu’il faut juger ... Il n’y a pas ici-bas de malheur absolu, même l’affreuse peine d’élever un enfant déficient. Tel est le renversement annoncé par le Seigneur : « Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ! » (Mt 5, 5.)
..."La loi de la charité doit avoir comme premier souci d’instaurer la justice. On ne peut jamais approuver l’avortement ; mais il importe par-dessus tout d’en combattre les causes. Cela inclut une action politique..."
..."On ne travaillera efficacement au plan des mœurs que si on lutte également au plan des idées. On ne peut pas laisser se répandre sans la contredire une manière de voir, et plus encore peut-être de sentir, qui considère la fécondité comme un malheur..."
« Nos tribulations, légères et d’un moment, nous préparent au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire ! » (2 Co 4, 17.)
Déclaration sur l'avortement provoqué (Congrégation sur le doctrine pour la Foi)