Si on restaure certaines pratiques antiques, réhabilitons la discipline qui l'accompagne !
Athanase -  2010-08-18 19:32:18

Si on restaure certaines pratiques antiques, réhabilitons la discipline qui l'accompagne !

Soyons, dans ce cas cohérents, mais je doute que certaines le soient. Certainement pas quelques esprits des années 60 qui prétendaient à la fois restaurer et moderniser. Or, si l'on fait l'un, on peut contredire l'autre. On veut restaurer la liturgique basilicale, mais quid alors de la pénitence, du jeûne, de la valorisation de la virgnité affirmée de manière bien plus éloquente qu'aujourd'hui ? Loin de la valorisation des réalités terrestres. Les premiers chrétiens passeraient pour des rigoristes et nous, "tradis", pour des laxistes... Comme l'avait signalé Karl Rahner, cité par l'abbé Barthe, les premiers chrétiens, qui suivaient des liturgies supposées être celle du NOM honoraient la virginité en donnant une place plus réduite à l'état conjugal. Ils jeûnaient de manière plus rigoureuse qu'aujourd'hui. Et nous serions bien peinés de les imiter avec nos dérisoires mercredis des cendres et nos vendredis saints: de la compote ! Je connais un liseur qui n'aurait pu ingurgiter trois bières de suite (qu'il se reconnaisse, hi, hi). Si l'on prône le retour aux anciennes liturgies antiques, pourquoi ne pas réhabiliter la discipline qui l'accompagne ? Le restaurationnisme n'est qu'une reconstitution et semble davantage guidé par l'idéologie que par une réelle volonté de pureté. Or, il s'est bien gardé de prôner le dénuement, la mortification, l'éloignement par rapport à certaines réalités terrestres. S'il l'avait fait, il serait entré en collision avec la trame consumériste et hédoniste des années 60. Il y aurait bien des surprises si l'on voulait être cohérents jusqu'au bout. (Cher Luc Perrin, je rebondis contre cet état d'esprit, mais nullement contre vous; j'approuve votre message !).