Nemo - 2010-08-18 15:13:45
Ca y est !
Il suffit qu'on parle un peu d'ouverture pour que les provocateurs de service se jettent dans la brêche, c'en est drôle.
On se demande quelles portes ouvertes n'a pas enfoncées le dernier concile.
J'en ai un peu marre de tous ces gens qui brandissent le dernier concile comme si c'était le Saint-Sacrement lui-même.
Ce dernier concile aurait la vertu d'éclipser tous les autres conciles de l'Eglise. Et pourtant c'est le plus mal foutu, il est incompréhensible, ce serait une boussole mais dont personne n'a encore le mode d'emploi. Quand on compare son style verbeux et ambigu à la clarté du concile de Trente pour n'en citer qu'un, on est frappé du côté pro des auteurs du 16ème siècle et du côté amateur de leurs successeurs à quatre siècles de distance. Sans parler de son subtil flirt ou surf avec l'hérésie...
Je voudrais simplement expliquer deux choses à Solignac. On n'a pas attendu le concie pour savoir ce qu'est un diacre. Dans la liturgie traditionnelle, il est à l'honneur, sa présence et sa mission à la messe est plus que codifiée, ses habits sont distincts, il est nécessaire pour que la messe puisse être solennelle, ce qui du reste est la norme.
Après le concile, avec la messe réformée, il est vaguement un enfant de choeur à la messe. Comme les laïcs distribuent la communion, il n'est plus trop valorisé, il porte rarement sa dalmatique et on se passe volontiers de lui pour des offices auxquels on donne le nom de solennels voire de pontificaux.
alors si on voit là une revalorisation de sa fonction, chapeau.
Le deuxième point est encore plus absurde. Tout le monde sait que le titre de diaconnesse n'a absolument rien à voir avec celui de diacre. Savez-vous solignac qu'il y a aussi des abbesse mitrées qui portent crosse et que pour autant elles n'ont jamais célébré la messe ni posé la main sur une hostie consacrée ?
Arrêtez de vous payer notre tête en vous faisant passer pour plus bête que vous ne l'êtes.