Lux - 2010-07-07 10:33:04
Clarifions !
Il faut en effet clarifier les choses. Je n'ai jamais lu un seul texte où la notion de "communion imparfaite" est invoquée à propos des protestants. Le sacrement de l'eucharistie n'existant pas chez eux... je vois difficilement où est la communion. Vous savez comme moi que le catholicisme reconnaît une communion de foi qui s'exprime dans l'unité physique du corps du Christ. La communion n'est pas une réalité abstraite, qui planerait on ne sait où. Sans corps du Christ (à la messe), pas de communion.
Quand nous réfléchissons, essayons de considérer non pas le délire de tel ou tel moderniste (ils ne sont même pas d'accord entre eux, d'ailleurs), mais le Magistère. A cet égard, je reconnais que le terme de "communion imparfaite" n'a - me semble-t-il - jamais été employé à propos de la FSSPX. On peu en revanche parler de "ministères illégitimes" (cf. la lettre aux évêques à propos de la levée des excommunications) ; ce qui, pour moi, voulait dire la même chose.
"Schismatique" désigne toujours ceux qui se sont séparée de l'Eglise, jusqu'à nouvel ordre (vous avez assez fait les frais de ce terme pour savoir qu'il existe encore, non ?). Le terme de "fausse religion" est très ambigü - je l'ai toujours dit ici - car tout n'est pas faux dans le protestantisme. En philosophie, face à une thèse contestable, on ne dit pas qu'elle est fausse. On dit - et c'est très important - qu'elle est insuffisante (ou que certains de ses éléments sont faux). Enfin, il n'y a pas de degrés dans l'appartenance à l'Eglise, et le Magistère n'a jamais dit le contraire. Il y a des degrés dans son éloignement : avouez que c'est totalement différent. C'est la fameuse théorie des cercles concentriques de Nostra Aetate. Mais seul l'Eglise catholique est au centre !
Ainsi, l'expression bien définie ne me paraît pas inadéquate, mais on peu très bien s'exprimer autrement pour ne pas entretenir un flou très dommageable.
Légal et licite sont à mon avis, dans l'Eglise, totalement synonymes. L'Eglise est ordonnée par la charité. Sa loi aussi. Il n'y a donc pas de coutumes, d'habitudes, qui viennent installer une licéité au-delà de la légalité. Il ne me semble pas que l'on puisse être dans l'illicite sans transgresser la loi de l'Eglise et se trouver aussi dans l'illégal.