Anton - 2010-06-26 15:47:29
C'est simple
Page 53 avant dernier paragraphe
Ceci confirme que Vatican II ne peut se définir au sens strict comme "dogmatique", et que ses doctrines qui ne sont pas réductibles à des définitions précédentes ne sont ni infaillibles, ni irréformables, et donc pas non plus contraignantes: celui qui les nierait parce qu'elles émanent de Vatican II ne serait pas formellement hérétique. Et celui qui les imposerait comme infaillibles et irréformables irait contre le Concile même.
Page 53 dernier paragraphe et suite haut de page 54
Il n'en découle pas, néanmoins, que l'enseignement de Vatican II, même s'il évolue dehors du domaine dogmatique, ne soit pas revêtu d'une dignité et d'une autorité peu communes.C'est même le contraire: d'une part, parce que le Concile appartient au Magistère solennel de l'Eglise, d'autre part parce que sa formulation elle-même exprime cette dignité et cette autorité. C'est ce à quoi faisait allusion le Secrétaire général du Concile lorsqu'il attirait l'attention sur la "matière traitée" et sur la "teneur de l'expression verbale" pour y découvrir " l'esprit du Concile".
Page 54 premier paragraphe.
Il est évident que même si la matière ne concerne pas directement la foi ou la morale, ni ne revendique une base biblique explicite ou implicite, ni n'a jamais été auparavant proposée en termes contraignants, elle devra toujours être religieusement accueillie comme un enseignement conciliaire, toutefois pas de la même manière que les doctrines rigoureusement dogmatiques.
Concernant l'obéissance inconditionnelle, c'est ici le fait d'accepter de considérer comme Magistère, ce que le pape et l'Eglise définissent comme étant le Magistère...
Car autrement qui est au dessus du Pape, pour définir ce qui doit être pris ou rejeter du Magistère?
Mais tout n'a pas le même caractère contraignant...
Cordialement.