Je crois que nous ne nous comprenons pas
Anton -  2010-06-23 00:50:33

Je crois que nous ne nous comprenons pas

Là vous ne m’avez pas compris, il me semble que, Monseigneur Lefebvre, pour lequel j’ai le plus grand respect a déclaré: avoir signé les textes du concile car le pape les signait. Or en faisant cela Monseigneur Lefebvre prouve ce que dit Mgr Gherardini, l’on reçoit les textes filialement mais l’on peut ne pas suivre ceux qui sont ténébreux, tant qu’il n’y a pas d’éclaircissement. Pour une meilleure qualité des débats pourriez-vous éviter de violer ma pensée, comme ici en écrivant ceci :

Vous faites de Mgr Lefebvre un pauvre personnage, qui a signé en toute bonne foi des textes qu'il aurait approuvés

que vous agravez par

(c'est ce que vous laissez penser)

Je crois que la méthode est mauvaise.

Et comme la contradiction n'a plus de limitres, vous disiez ailleurs que la Fraternité durcie par le passé commençait à s'adoucir avec un Mgr Fellay qui accepterait 98 % du Concile quand Mgr Lefebvre n'en acceptait rien.

Je verrai plutôt la contradiction dans le fait d’affirmer que 2% des textes du concile posent problèmes, c'est-à-dire que 98% des textes du concile n’en posent pas et de ne pas introduire un tel texte dans l’étude des séminaires. Je ne prétends pas, la mise en pratique des points qui vous posent problèmes, sur lesquels après les avoir accueillis filialement, l’on est en droit de se poser des questions tant que l’on n’est pas certain. D’un autre point, quand l’herméneutique de la continuité, demandée prouvera la conformité avec la tradition de ces textes, vous vous serez privés d’une richesse. Car si vous croyez que le Magistère a pu enseigner l’erreur… Alors soyez syntones, faites comme Mgr Gherardini qui dit que si cela fut, le concile cesserait d’être un concile, et dans ce cas les déclarations du style nous sommes d’accord avec 98% des textes du concile, se retourneraient contre vous, car vous auriez appelé Concile, ce qui pour Monseigneur Gherardini, ne pourrait être un concile. Ce qui serait tout de même d’un modernisme d’avant-garde, ne pensez-vous pas?

Bas de la page 24 et haut Page 25 : Mais, il y a plus. Un chrétien, a fortiori s’il est prêtre, encore plus s’il est théologien, ne peut considérer un concile œcuménique comme un autre évènement historique. Un concile, en effet se détache de l’enchevêtrement des évènements sociaux ou politiques et les transcende tous, en raison de son origine et de sa respiration surnaturelle : c’est l’Esprit-Saint qui le promeut et le guide. Ceci n’empêche toutefois pas que l’action de l’Esprit-Saint puisse trouver une résistance, formelle ou matérielle, dans la liberté des hommes qui donnent vie au moment conciliaire. C’est justement de cette faille que surgit la possibilité même d’un échec de la part du Concile (et de tout concile en tant que tel). Certains sont allés plus loin et se sont demandés si un concile œcuménique pouvait tomber dans l’erreur en matière de foi et morale. Les avis sont discordants, mais une telle situation laisserait supposer une possible prévalence de la liberté humaine perverse sur l’action de l’Esprit-Saint. Mon avis est que cela peut se passer, mais au moment précis où cela se passe, le concile œcuménique cesse d’être tel. Cependant, même si l’erreur en matière de foi et de morale doit être formellement exclue des possibilités d’un concile authentique, personne ne peut écarter par principe la possibilité de certaines formulations moins heureuses, et mêmes de formulations qui ne seraient pas tout à fait en ligne avec celles de la vénérable Tradition ecclésiastique. Ceci arrive lorsqu’on expérimente des voies nouvelles, envoûtés par les sirènes de la nouveauté et du progrés.

Le texte se termine page 30 par ces mots, (je ne cite pas tout, non pas pour cacher au liseur quelque chose de gênant, mais simplement car il est long de tout retaper)

D’ailleurs il est bien étrange que ces nouveaux confesseurs de la Tradition ne se préoccupent jamais, après en avoir affirmé la continuité, de découvrir les liens qui existeraient entre moderne et ancien, et d’établir ces liens de façons critique. C’est pourquoi, tout bien considéré, mon projet ne perd rien de son urgence ni de son opportunité, et même au contraire.

Si vous êtes tenté de me dire que vous pensez qu'il n'y a pas d'erreur, que le concile est un concile, que vous n'avez jamais prétendu , qu'il pouvait y avoir des erreurs, donc que l'Eglise n'a pas pu par son Magistère enseigner l'erreur(je ne prétends pas que vous l'ayez prétendu) Comment vous maintenez-vous alors dans cet état de communion imparfaite, Si vous reconnaissez que le concile est un concile? Ne s'agit-il pas simplement, alors que d'une question purement humaine? Alors concernant votre position, qui n’est en fait qu’une histoire purement humaine, En ce qui me concerne je suis incapable de comprendre, mon intelligence n’est certainement pas assez fine pour comprendre,(là, j’écris ceci, pour donner des arguments à ce cher scribe, qui trouvera, n’en doutons pas, de quoi me dire bien des choses selon son habitude Comme ici.), mais permettez-moi, de me poser des questions, tout en reconnaissant que je ne puisse être en pleine communion, avec un mouvement qui ne le serait pas avec l'église. Comment peut-on affirmer qu’un texte est un concile, car 98% des textes ne posent pas de problèmes et faire autant de publicité pour des discussions doctrinales, car 2% de textes dont on reconnait qu’ils appartiennent à un texte auquel on donne la dénomination de Concile, et se maintenir volontairement dans un état de: non pleine communion? Mais bon, vous aviez évoquer la contradiction de mes posts, ne pensez vous pas que si cela est le cas, les conséquences de la mienne est moins grave que d'autres?