Trompez vous volontairement les autres, ou vous trompez-vous?
Anton -  2010-06-19 14:03:39

Trompez vous volontairement les autres, ou vous trompez-vous?

Vous m'excuserez mais je commence à douter sérieusement.

Dites-moi si, dans le passage suivant, il n'y a pas d'accusation du Concile lui-même ? « Si l’on a parlé d’esprit conciliaire, ce n’est pas un hasard. Le concile l’avait diffusé à pleines mains avec sa confiance dans l’homme et dans le progrès ; avec son attention à l’expérimentation sociale, politique et culturelle […], avec son invitation à dialoguer et à collaborer tous azimuts avec un monde à la mesure de l’homme ; avec son irénisme ouvert au monde et son bruissement frondeur ; avec un silence imposé à tous les oiseaux de malheur.»

Non il n' y pas accusation du concile lui même et nous le lirons plus bas du père gherardini lui même si vous ne me croyez pas. Ce passage débute fin de page 76, et haut de page 77. Cependant je remarque la méthode: Hier vous m'opposiez qu'il ne s'agissait que de 2 ou 3 ou 5% du concile, et me disiez que je connaissais mal le problème, que je devais me renseigner quand j'osais prétendre, que quand l'on s'adresse à un traditionaliste c'est la totalité du concile qui est remise en cause.

Dites-moi si, dans le passage suivant, il n'y a pas d'accusation du Concile lui-même

Alors permettez-moi de m'étonner que vous vous adossiez à cet argument qui remettrait en cause tout le concile, (nous verrons qu'il est faux en fin de post car la citation omet la suite) d'autre part, si comme vous le prétendiez hier si 95 ou 98% des textes selon les sources, sont conformes comment pouvez vous être d'accord avec le père Gherardini, si comme vous le prétendez il remet en cause le Concile lui même(nous verrons plus bas, qu'il ne s'agit pas du tout de cela) Mais peut-être que je ne comprends pas? Entre les hommes et l'Esprit Saint, où doit aller notre confiance? Je vous ferai remarquer que le père gherardini évoque aussi l'hypothèse que l'esprit tordu des hommes ait pu faire, que le concile ne soit pas un concile. Mais il ne dit jamais que cela ne fut pas un concile, bien au contraire. Mais si le concile n'est pas un concile, il n'en resterait pas moins alors, que l'Eglise et les papes l'ayant défini comme un concile, l'erreur aurait été enseignée, dans ce cas se poserait un problème bien plus grave. Mais heureusement que là n'est point la pensée du Père gherardini, et j'ose encore espérer malgré votre méthode aussi la vôtre. Je m'inscris en Faux contre votre affirmation, essayant de violer ma pensée(mais est-ce volontaire par tromperie de votre part de m'accuser ainsi, permettez-moi de me poser la question?):

Pourquoi Mgr Gherardini, s'il n'était que dans l'entre-deux peu courageux que vous essayez de décrire (à tort)

Je pense que le père gherardini, est bien plus courageux que toute la Fsspx réunie, car il agit dans le droit et l'obéissance, ce qui fait sa force et force notre admiration. Je vous renvoie aux commentaires qu'il fait sur les gens qui refusent d'être en pleine communion avec Rome, ou ceux qui prétendent que la succession apostolique est altérée ou n'est plus.

qualifie-t-il de "serpent dans l'herbe" l'intrusion du "subsistit in" dans le texte même du Concile (et pas uniquement dans l'application) ?

Concernant le serpent d'en l'herbe, il était déjà présent au paradis, mais la présence d'un serpent dans l'herbe, est elle en soit une erreur, ou bien peut-elle être dangereuse? C'est cela qu'il vous est difficile d'admettre. En quoi le serpent dans l'herbe est il une erreur? Le supposer ne procède-t-il pas de la même pensée que d'envisager que Dieu en laissant s'introduire le serpent au Paradis terrestre, a fait une erreur, il aurait alors fait aussi une erreur en créant Lucifer, il aurait provoqué l'homme en mettant les arbres de la connaissance du bien et du mal, et l'arbre de vie dans ce même paradis? Il aurait fait une erreur en laissant prospérer sur la terre de fausses religions? Et là nous sommes dans une théorie que j'ai entendu chez certains protestants. Aussi est ce pour tout cela que le père Gherardini demande une herméneutique.

Alors pourquoi Mgr Gherardini perd-t-il son temps à envisager une discontinuité si c'est pour conclure qu'il y aurait continuité ? Pourquoi aboutirait-il à démontrer que tout va bien s'il a finalement besoin de faire une supplique au pape ?

Mais justement à cause de la mauvaise interprétation qui est faite, ou peut-être faite, si l'on a l'esprit tordu. Il demande l'établissement de garde-fous, simplement, un ré-alignement sur la ligne de la Tradition, et pour les passages posant problème, une herméneutique pour démontrer si le problème est réel ou non. Or sans démonstration, vous soupçonnez, encore une fois, vous ne pouvez faire cela, qu'en vous nourrissant de l'erreur moderniste due à la mauvaise interprétation que vous constatez à juste titre.

Pourquoi n'hésite-il pas à dire, après avoir étudié la lettre du Concile, que "la Tradition est restée mortellement blessée et elle agonise aujourd’hui (à moins qu’elle ne soit déjà morte) à la suite de positions radicalement inconciliables avec son passé" ?

Le Christ lui même est mort sur la Croix, ne s'est il pas demandé, si quand il reviendrait il trouverait encore quelqu'un pour croire en lui. Douteriez-vous à ce point des promesses éternelles qu'Il nous a faites, promettant à Son Eglise l'assistance de l'Esprit Saint? Je suis certainement moins bon chrétien que vous, mais personne ne me fera douter du Christ ou de son Eglise, même avec les meilleures intentions du monde, et puisse Dieu au moins me préserver de cela. Alors pourquoi vous ne pouvez pas récupérer Mgr Gherardini: Revenons à votre citation se trouvant page

Dites-moi si, dans le passage suivant, il n'y a pas d'accusation du Concile lui-même ? « Si l’on a parlé d’esprit conciliaire, ce n’est pas un hasard. Le concile l’avait diffusé à pleines mains avec sa confiance dans l’homme et dans le progrès ; avec son attention à l’expérimentation sociale, politique et culturelle […], avec son invitation à dialoguer et à collaborer tous azimuts avec un monde à la mesure de l’homme ; avec son irénisme ouvert au monde et son bruissement frondeur ; avec un silence imposé à tous les oiseaux de malheur.»

Voyons maitenant les paragraphes qui suivent:

C'est un fait établi, indéniable, que cet esprit "d'ouverture" de "non condamnation", de confiance réciproque", "d'enrichissement mutuels" et de "sentiments d'amour" s'est largement diffusé. Et qu'il est devneu le principe dont s'est inspiré en grande partie l'herméneutique de Vatican II. Personne, pas même cette fameuse herméneutique, ne pouvait ignorer que certaines positions d'avant-garde ne figurent absolument pas dans le Magistère conciliaire, aussi varié et vaste soit-il. Les intéréssés eux-mêmes le savaient, eux qui, précisément pour cette raison, recouraient à l'esprit du concile, et à la lumière de ce dernier, poursuivaient impavides leur route. Une route le plus souvent perverse, et mortellement dangereuse, mais toujours et malgré tout légitimée par l'alibi spécieux de l'esprit conciliaire, et par la complicité de ceux qui autorisaient un tel recours, qui le conseillaient, qui le pratiquaient qui l'imposaient. Mais qui pouvait officiellement juger de la justesse et de l'authenticité de cet esprit? Sur ce point, silence absolu, tout simplement parce qu'on considérait la chose comme évidente, cet esprit conciliaire étant dans l'air : on le percevait comme un fait établi, incontestable. Ceux qui en justifiaient la nécessité herméneutique ne manquaient pas.

( je ne vais pas tout reprodruire je conseille aux liseurs de lire la suite page 77 bas de page) Enfin pour les questions que vous vous posez, le père gherardini, faisant une demande d'herméneutique, il est normal, qu'il soulève certains problèmes, mais n'oubliez pas ce passage parmi d'autres. bas de page 53 Dernier paragraphe.

Il n'en découle pas, néanmoins, que l'enseignement de Vatican II, même s'il évolue en dehors du domaine dogmatique, ne soit pas revêtu d'une dignité et d'une autorité peu communes. C'est même le contraire: d'une part parce que le Concile appartient au Magistère solennel de l'Eglise, d'autre part parce que sa formulation elle-même exprime cette dignité et cette autorité. C'est ce à quoi faisait allusion le Secrétaire général du Concile lorsqu'il attirait l'attention sur lav" matière traitée" et sur la "teneur de l'expression verbale" pour y découvrir "l'esprit du concile". Il est évident que même si la matière ne concerne pas directement la foi ou la morale, ni ne revendique une base biblique explicité ou implicite, ni n'a jamais été auparavant proposée en termes contraignants, elle devra être religieusement accueillie comme un enseignement conciliaire, toutefois pas de la même manière que les doctrines rigoureusement dogmatiques.

J'ose donc espérer que vous vous trompez plus qu'à votre tour, en donnant certains paragraphes et oubliant ceux qui suivent. Et en violant ma pensée, sur le courage du Père Gherardini. Cordialement