J'ai remarqué cette meme erreur à Turin.
John DALY -  2010-05-17 12:07:47

J'ai remarqué cette meme erreur à Turin.

L'erreur, à mon avis, consiste à laisser entendre qu'en raison de la Passion du Christ, toute souffrance humaine obtient une valeur rédemptrice. Or, la souffrance humaine peut avoir une valeur rédemptrice qu'à une double condition : 1. Le souffrant est uni au Christ par l'état de grâce ; 2. Le souffrant souffre avec une intention surnaturelle, correspondant volontairement avec la grâce actuelle. À ces deux conditions près, je pense que l'expression "valeur rédemptrice" au sens subordonné n'est pas à récuser. Mais si l'une ou l'autre de ces conditions manque, la souffrance humaine est très exactement de la peine perdue. Et cette erreur est à mon avis implicite non seulement dans la prière distribuée aux pélerins, mais aussi dans la "devise" de l'exposition actuelle du Saint Suaire : Passio Christi : Passio hominis. Il conviendrait d'ailleurs de rappeler à un monde qui ne veut pas le reconnaître surtout que la Passio Christi n'est pas simplement une souffrance humaine mais bien une souffrance théandrique qui dérive sa valeur rédemptrice du fait que Celui qui souffre est Dieu.