Il nous faudrait nous souvenir, en plus des faits du Moyen Age et de l'Antiquité, aussi de ceux plus proches de nous, de ceux que l'on peut percevoir immédiatement comme une déformation : en particulier, la réaction chrétienne exprimée au XIXe et au début du XXe siècle, dans le Syllabus de Pie IX et durant le pontificat de Pie X. Source : J. Ratzinger, Principes de la théologie catholique, p. 296-297 (ouvrage réédité récemment avec l’accord de son auteur).
A en juger par ce comportement, je ne m’écarte pas des “principes de la théologie catholique” en contestant Vatican II. D’autant que, selon Mgr Charles Journet (L’Église du Verbe Incarné, tome II, p. 840), des théologiens sérieux abonderaient plutôt dans mon sens :Cajetan : “Quant à l'axiome : où est le pape, là est l'Église, il vaut lorsque le pape se comporte comme pape et chef de l'Église : autrement, ni l'Église n'est en lui, ni lui en l'Église.” Suarez : “le pape pourrait être schismatique, par exemple en tentant d'excommunier tout l'Église, ou en renversant tous les rites traditionnels”
...ce que fit précisément Paul VI dans les années qui suivirent Vatican II. V.