Vianney - 2010-02-28 17:48:35
Dites plutôt...
...que vous ignorez superbement les objections que l’on vous présente, comme vous venez encore de le faire ici – à ce propos, j’attends toujours la définition de l’intégrisme, et le document romain qui est censé le condamner – ainsi que dans notre récente discussion sur Dignitatis Humanæ. Un peu facile, dans ces conditions, de prétendre qu’aucune objection n’a été faite à Vatican II.
Les rares personnes qui auront eu la patience de suivre nos échanges auront pu en tout cas remarquer que ce sont presque toujours vos contradicteurs qui apportent des pièces au dossier : vous, vous vous contentez de les comprendre de travers, sans pratiquement jamais y opposer un quelconque document. Un peu léger.
Ce que tout le monde peut observer également, c’est le nombre considérable de fois que Paul VI et ses successeurs ont réaffirmé solennellement à leurs interlocuteurs non catholiques l’engagement irréversible de l’Eglise dans les réformes conciliaires et post-conciliaires : comme s’il leur fallait à tout prix dissiper, dans l’esprit de ces interlocuteurs, un doute sur la fiabilité des engagements romains. Et on peut les comprendre, ne serait-ce qu’en constatant que les principes mêmes du concordat avec l’Espagne ont été remis en cause unilatéralement par Rome à peine plus de dix ans après leur signature. Pas très fiable.
On dirait que ces gens-là s’attendent à tout moment à voir l’Eglise de toujours, celle des croisades et du Christ-Roi, ressusciter un peu à l’image de Notre-Seigneur. Je ne serais pas autrement étonné qu’ils croient davantage en Dieu que beaucoup de catholiques : leur problème, c’est qu’ils y croient à la façon du premier révolté de la création ; et le problème de trop de catholiques, c’est qu’ils s’imaginent les amadouer en légitimant leur révolte.
Au jour du jugement, nous aurons tout le loisir d’évaluer l’étendue du désastre et des responsabilités.
Bonne soirée !
V.