Le coup de pied de l’âne...
Vianney -  2010-02-20 22:44:02

Le coup de pied de l’âne...

...cent fois mérité, le libéralisme dit catholique l’a reçu de Jean Jaurès à la chambre des députés en 1905 :

Laissez-moi dire que ceux d'entre vous qui connaissent la pensée de l'Église dans sa vérité, dans son audace, qui a sa noblesse comme elle peut avoir aujourd'hui, pour bien des esprits, son scandale, ceux-là ne contesteront pas ce que je dis, car il est impossible que, lorsqu'on a proclamé que Dieu est si intimement mêlé aux choses humaines qu'il s'est incarné dans un individu humain et qu'il a transmis à une Église le droit de continuer cette incarnation, il est impossible que Dieu ne reste pas incarné dans cette Église comme la puissance souveraine et exclusive devant laquelle les individus, les sociétés, les patries, toutes les forces de la vie, doivent s'incliner. Voilà la contradiction des deux mondes, voilà la contradiction des deux principes et voilà, par conséquent, quand nous arrivons au problème de l'enseignement, la dualité et le conflit. Si les hommes de la Révolution poussent jusqu'au bout le principe révolutionnaire et si les chrétiens poussent au bout le problème de l'Église, c'est, dans une société unie en apparence, c'est, dans une société où nous aurons tous la même figure d'hommes, le plus prodigieux conflit qui se puisse imaginer. (…) Nos adversaires, nous ont-ils répondu ? Ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution l'entière pensée catholique qui revendique pour Dieu, pour le Dieu de la révélation chrétienne, le droit non seulement d'inspirer et de guider la société spirituelle, mais de façonner la société civile ? Non, ils se sont dérobés ; ils ont chicané sur des détails d'organisation. Ils n'ont pas affirmé nettement le principe même qui est comme l'âme de l'Église.

J’ai été moi-même infesté, dès l’adolescence, par ce poison libéral qui a envahi l’Eglise. A la suite de quoi, comme tant d’autres, j’ai abandonné la foi. Mais depuis que je suis revenu à la religion de mes parents, le poison libéral a perdu toute séduction sur moi : grâce à Dieu, à l’enseignement des papes d’avant Vatican II et à celui de quelques prêtres lucides et courageux, je l’ai enfin reconnu pour ce qu’il est réellement. Nous avons été prévenus, non seulement par Jaurès et quelques-uns de ses comparses, mais par Dieu lui-même : “Les tièdes, je les vomirai de ma bouche !” (Apocalypse III, 16.) V.